Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il pourra se reposer. Il doit s’affranchir d’une dette dont il n’est pas responsable direct. Travailler pour des cartels de drogue est d’un autre accabit.

4e de couverture
Impossible pour Le Tueur de couler des jours tranquilles. Et pourtant, après sa dernière étape à Paris, il aspirait à un peu de calme (cf. Le Tueur T2). Malgré toutes les précautions qu’il n’a cessé de prendre le voilà pieds et poings liés, au moins pour un moment ; obligé d’acquitter une drôle de dette contractée – Ah!, s’il avait su… – envers un gros ponte de la Mafia colombienne. Le Parrain sait à qui il a affaire. Le Tueur pourra lui rendre de bons et loyaux services. Le Tueur, quant à lui, peut se permettre d’accepter de nouveaux contrats : ses conditions sont respectées. Ce n’est pas parce qu’il change de patron qu’il change ses principes. Et puis comme ça, il peut continuer à voyager, à mettre de côté des sommes substantielles. En gardant le contrôle, en restant toujours seul, même quand il est bien accompagné. Le Tueur change de patron, pas de principes. Rester vigilant, ne pas attirer l’attention, s’adapter, peu importe le commanditaire puisque le boulot reste le même. Mais cette dette, elle n’était pas prévue au programme…

Mon avis
On ne savait pas trop ce qui allait nous attendre. Matz a décidé de nous surprendre avec une nouvelle dynamique et des parties prenantes. On lui réclame de réclamer une dette suite au meurtre d’un homme dont on lui avait passé commande. Donc, il n’est pas responsable directement. Toutefois, il n’a guère le choix d’obéir à la requête d’un gros ponte de la mafia colombienne. Il met son savoir faire au service de ce gars qui le paie tout de même. En contre partie, il doit avoir à ces côtés un jeune criminel qui ne connait pas le métier encore. Tuer semble facile mais regarder un homme dans les yeux en lui tirant une balle dans la tête est tout autre. Rouler des mécaniques est facile quand tonton effraie tout le monde, passer à l’action, c’est différent. Le duo voyage dans le monde pour assassiner tous ceux qui se mettent sur la route du criminel. Est-ce une bonne stratégie? Il partage son avis à ces risques et péril au boss. Etre corvéable ne fait pas partie de sa façon de travailler. Par contre, qu’on fasse appel à lui pour des missions en particulier, il n’y a pas de souci. Un nouveau personnage donne une une nouvelle dynamique avec la jeune et belle femme aux côtés du tueur. Il en marre de la solitude. On trouve étrange qu’elle accepte la situation aussi simplement. Est-ce une espionne? Nous en saurons plus prochainement, n’en doutons pas. La tension est déjà très présente où il est rare de pouvoir se détendre. Des échappatoires semblent de moins en moins possible. Jusqu’où va t’il devoir aller? A quoi devra t’il renoncer? Pourra t’il quitter le monde de la drogue? Beaucoup de question qui nous incite à poursuivre la suite. Au niveau des couleurs, une nouvelle palette plus lumineuse fait son entrée et entre en fracture avec la mort, banal, omniprésente.

Une lecture qui se fait assez rapidement et qui nous pousse à aller toujours plus loin.

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