
Lady Adolphine n’a pas été démonté comme il se faut. Donc quand un gars un peu maladroit, lui remet une batterie, elle repart en mode canaille. Benoît Brisefer ne peut pas la laissé faire.
4e de couverture
M. Vladlavodka héberge pour un temps son cousin Melchior, un éternel insouciant et étourdi.
Pendant le repas, on demande à Monsieur Vladlavodka de venir réparer l’une de ses inventions dans un grand magasin. Il laisse donc son cousin seul dans la maison.
Celui a tôt fait de dénicher les nombreuses merveilles qui peuplent l’atelier d’inventeur de son cousin. Par erreur, il fait même sauter les plombs de la maison. A la recherche du tableau électrique de la maison, il finit par tomber sur une vieile dame pendue à un crochet dans un placard…
Quelques temps plus tard, Benoît, au moment d’acheter son illustré favori, tombe sur un article sur Madame Adolphine. Il se précipite donc chez M. Vladlavodka pour lui apprendre la nouvelle.
C’est alors que Benoît apprend que l’insouciant cousin de l’inventeur, après avoir trouvé le robot désactivé dans un placard, lui a remis une batterie 12 volts dans le corps. Le robot Adolphine a ainsi pu s’échapper, et dirige maintenant le gang de la principauté de Monte San Sone.
M. Vladlavodka, son cousin Melchior et Benoît décide donc de stopper la dangereuse criminelle robotisée…

Mon avis
Le tome débute avec une précision de Peyo pour dire que l’histoire est faîte en collaboration avec François Walthéry, Yvan Delporte, le studio Léonardo et Mme Peyo pour la couleur sans oublier l’imprimeur et l’éditeur. Une première page qui détonne car est-ce que cela intéresse vraiment le lecteur ? d’autant plus quand il est mineur? Les enfants sont curieux de suivre les aventures d’un petit garçon comme eux. En mieux, puisqu’il est très fort, court vite et peut faire des bons très hauts. Par contre, quand il attrape un rhume, il redevient ordinaire. « Mais je ne suis plus fort! Quand j’ai un rhume, je redeviens un petit garçon comme tous les autres! » (p. 35). Sa force est son niveau de crédulité très élevé. Il peut avaler des couleuvres. Grâce à cette capacité hors du commun, il arrive des choses hors du commun avec des rebondissements.
Le cousin de M. Vladlavodka, Melchior est un maladroit né. C’est lui qui rebranche Mme Adolphine. Elle reprend ces activités et en pire qu’avant. Dorénavant, elle est une cheffe mafieuse et tous les politiques lui mangent dans la main. Contre de l’argent, on peut tout acheter. Les deux chercheurs passent par la loi légal ignorant qu’ils sont à la solde de celle qui se fait dorénavant appeler : Lady d’Olphine. Elle lui fait croire qu’elle est gentille et il met beaucoup de temps à comprendre la méprise. Entre temps, les rebondissements ne manquent pas. On voit une femme de poigne, courageuse et sans pitié. Evoquer le traffic de drogue, le cambriolage de banques, la vente d’armes, la prostitution… pour des enfants semblent quelque chose de tout à fait normal. Tout comme des affrontements entre gangs rivaux. Les gens se battent à mains nues, se tirent avec des armes dessus et fond exploser des armes. On souligne aussi la force de la manipulation et de la corruption. En effet, on ne voit pas de sang couler et c’est tout.
L’autre chose qui surprend, c’est qu’une femme peut être la méchante mais c’est un robot, donc c’est autorisé. De plus, elle n’utilise pas ces charmes et sa jeunesse pour manipuler ces messieurs qui pensent bien trop souvent avec leur pénis. La mamie est omniprésente et respecter par tous. Elle les maîtrise par la peur et l’humiliation. Des caractéristiques très valorisés et respecter chez les hommes donc un robot vaut autant qu’un gars qui a intégré le machisme comme référence. L’honneur des jeunes têtes blondes est protégée. Sinon pour les autres représentations des femmes, c’est du classique du genre. Déjà, elles sont très peu présentes et souvent en plus petit. On trouve des bourgeoises qui parlent de futilité dans un salon dans des tenues improbables et elles sont laides. Il y a des femmes au foyer qui fait des courses au marché. Et enfin, des danseuses de revues à moitiés nues ou une femme nue qui court avec une serviette. Forcément, elle est blonde avec une forte poitrine. Il y a en souvent et jeune. Les imaginaires misogynes et pervers se construisent très jeunes. C’est le fond de commerce des publications de l’époque. Les jeux de mots et les clins restent présents. Peyo se permet même une référence à sa série les schtroumpfs avec le cadeau explosif de schtroumpf farceur. « J’ai déjà vu ce gag quelque part.. » (p. 38). Un style que l’on retrouve dans l’ensemble des séries d’une époque. Cela a assez piqué notre curiosité pour poursuivre la découverte d’un autre temps.
Une lecture qui parle de robotique et de criminelles sans scrupule à travers un garçon de 8 ans fort et crédule. Une source d’inspiration pour y insérer une foule de rebondissements.
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