
L’adolescence est une période souvent difficile. On se cherche. On veut être comme les autre tout en étant différente. Nina prendra le temps nécessaire pour avancer plus sereinement.
4e de couverture
» Je cours puisqu’il le faut… Pour faire battre mon cœur… Sentir mon pouls sur mes tempes… Mon souffle… Mes pieds qui apprivoisent le sol…. J’irai jusqu’au bout…. Dans mon histoire ! «
11 secondes, c’est le temps qu’il aura fallu à Nina, 18 ans, pour parcourir un 100 mètres et devenir championne de France. Noire, juive, musulmane et blanche, elle peine à trouver ses marques dans une société qui voudrait l’enfermer dans des cases figées. Alors elle court, elle court pour fuir l’injustice, l’Histoire, les grandes et les petites choses de sa vie. Elle choisit la vitesse pour toucher du doigt ce rêve d’équité. Car, si Nina doute beaucoup face au regard des autres, le chronomètre, lui, est infaillible…
Personnalité médiatique engagée, Rachel Khan revient sur son incroyable destin: d’étudiante en droit à championne de France en athlétisme…
Une BD trépidente pour plonger dans le destin de Rachel Khan dès 15 ans.

Mon avis
Après un succès en roman, le récit de Rachel Khan est adapté avec elle, en bande dessinée. Ce n’est pas le premier travail d’Aude Massot et elle sait mettre de l’humanité dans les personnages. Ainsi on va à la rencontre de Nina, 18 ans qui possède un don naturel pour la course. Heureusement qu’elle a ça car sa couleur l’a discriminer dans son parcours de danse classique. Sans trop d’effort, elle gagne une première course qui lui permet d’entrer dans le club athlétisme. Mais elle se fait agresser et garde cela pour elle. Le traumatisme l’a rend très agressive. Des personnes de son entourage prennent des distances car ne comprennent pas sa réaction. A cela, se rajoute un coup de foudre pour un garçon et les hormones qui s’affolent. Elle alterne pur bonheur et dépression. Le quotidien n’est facile pour personne de son entourage ni pour elle même. Aucun doute que plus d’une adolescente pourra se reconnaître dans ce profil.
La particularité de la bd se fait aussi de la question de l’identité. Elle est métisse, avec un père noir musulman, une mère blanche et un grand-père juif. Tous possèdent une lourde histoire que seul l’amour a pu soulagé et faire lien. Une particularité qu’elle se sent la seule à avoir. Dans la nouvelle école élitiste, la diversité n’est pas trop de mise et cela reste assez blanc ainsi que très bourgeois. Difficile de jongler avec tout ça et il faut panser les bobos au coeur. Rachel Khan livre un récit semi-autobiographique. Elle aborde de nombreux sujets sensibles avec la religion, la violence, les agressions, l’immigration.. Néanmoins, cela n’est pas très approfondi, pas de réponse, pas d’analyse, pas d’aide à la compréhension de situations complexes… On garde en mémoire qu’il est rare d’avoir une héroïne noire et adolescente. Elle arrive à trouver sa place et à trouver le bonheur.
Une bd dans laquelle plus d’une adolescente pourra se reconnaître.
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