
Hana, assez taciturne, décide de se couper du monde. Ces amis vont le soutenir pour que lui aussi puisse prendre confiance en lui. La bande de loosers se soutiennent et s’impliquent davantage dans les cours de flamenco.
4e de couverture
Deux lycéens mal dans leur peau. L’un gêné par son embonpoint et sa timidité, l’autre, par sa voix rauque.
Tsubura, souffre-douleur de la classe et Hana, le grand taciturne que tout indiffère, forment désormais une petite bande avec Kimitaka. Mais leur lien d’amitié naissant reste fragile.
En partageant les cours de flamenco de leur ami, ils trouveront peut-être, eux aussi, le moyen de s’épanouir…

Mon avis
Mizu Sahara propose un tome pour montrer la construction d’un lien entre une bande de loosers, comme ils se définissent. Tsubura, Kimitaka et Hana trainent des boulets au pied dont ils peinent à se séparer. Difficile de prendre confiance en soi quand on se fait insulter et agresser à l’école. A trois, ils se soutiennent mais cela ne fait pas tout. Les petits dictateurs règnent grâce à la peur et donc arrivent à soumettre les autres à leur volonté. Aucun doute que plus qu’un adolescent pourra se reconnaître soit dans le tortionnaire ou soit dans la victime. Tous les ressort sont bien décrits et les effets néfastes aussi. C’est violent et très réaliste.
En dehors de l’école, les choses ne changent pas forcément. Voila les propos d’une adolescente : « Gros lard » (p. 47) et « Je déteste les petits gros! Non seulement tu est moche… Mais en plus, ta coupe de cheveux est super ringarde!! Franchement… Je ne voudrais pas qu’on me voie me balader avec toi dans la rue!! » (p. 49). La grossophobie est une discrimination assez courante. La représentation est très judicieuse. Toutes les souffrances restent abordées de façon très vraisemblable. Cela permet de mieux apprécier le reste de l’aventure et des liens qui se resserent.
On apprécie aussi l’approche plus précise du flamenco avec le trio danseur, chanteur et musicien. Les trois garçons trouvent du plaisir à apprendre ensemble et progresser ensemble. On voit le progrès de Kimitaka qui doit laisser ces sentiments s’exprimer dans son art et aussi à travers ces chaussures. Tout ça, nous pousse à vouloir poursuivre la série où il reste encore 3 tomes. On a hâte de voir ces trois garçons prendre confiance en eux.
Un tome qui se dévore tellement on sent les personnages sincères et que l’on s’attache à eux.
L’avis Les Blablas de Tachan : « ‘ai aimé qu’on se concentre sur les amis de Kimitaka. L’histoire d’Hana était poignante mais très belle et a bien mis en avant l’amitié des garçons. Je me découvre aussi à beaucoup apprécier Tsubura. Et j’ai même de l’espoir pour leur club de flamenco. »
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