Il était une fois un jeune garçon qui faisait des rêves. Quand il doit choisir une quête pour trouver les Maîtres-Peuple. Son choix amène la colère des bibliothécaires. Pourquoi?

4e de couverture
Dans un monde de magie et de monstres, Ansel est un outsider hanté par des visions de costumes bien repassés et de technologie moderne. Quand vient le temps pour lui de démarrer sa quête, Ansel brave l’interdit et décide de rechercher des personnages légendaires : les « Folklords ». Il veut aller jusqu’au bout car il espère qu’ils pourront expliquer ses visions…

Mon avis
Le titre de la série a quelque chose d’intrigant. Dans « Folklords », on entend un mélange de folklore, entre tradition et conte ainsi que lord, comme si une communauté d’hommes maîtrisait les tenants et les aboutissants d’un monde. Le héros Ansel fait des rêves d’une société que le lecteur connaît avec des grattes-ciels, des transports en commun, des costumes… Quelque chose l’attire irrémédiablement vers cet univers qui lui semble rassurant. La question est comment y aller? C’est assez amusant que l’enfant cherche la ville quand maintenant la plupart des gens de la ville veulent la campagne. On ignore ce qui se cache derrière ces visions.

Qu’importe puisqu’en attendant on suit une quête où l’on trouve détourner des contes comme Hansel et Gretel. On rencontre des enfants qui dévorent tous ceux qui passent. Un peu de torture et une vision écologique tout de même. Avant de mourir les tueurs font avaler une graine ainsi quand le reste du cadavre pourrira, un arbre pourra germer. Ainsi la plante pourra s’épanouir dans une base de nutriments assez riche. Cette idée se retrouve aussi dans l’ultime tome de « Mother Sarah ». C’est peut-être une proposition d’innovation radicale dans la société du futur.

On dénonce aussi l’exploitation des trolls avec des expérimentations étranges. Ansel contribuera à leur libération et eux chanteront ses louanges. Le héros n’est jamais seul. Son binôme froussard l’abandonne au premier problème. Le scénariste inverse aussi les codes comme avec le monstre nommé la Laide. C’est une guerrière forte et digne de confiance. Et s’amuse avec aussi puisqu’elle embrasse de nombreuses personnes en attente de devenir belle. Sa laideur pousse les autres à prendre leur distance et agir de façon discriminante. Un fait dans la fiction qui est présente dans notre réalité. Les bibliothécaires aussi ne sont pas des être bienveillants mais des êtres qui contrôlent le savoir.

Ansel est un acteur du lien et faire ensemble. Le cadre est d’une grande richesse et c’est très plaisant aussi bien avec le texte que l’image, très séduisante. On comprend que le champ des possibles est ouvert. Qui est derrière tout ça? Pourquoi? Seulement, il n’y a pas de suite. L’éditeur a choisi de mettre tome 1 alors que ce n’est pas le cas de l’éditeur américain. Rien n’est prévu par la suite. C’est dommage car on a envie de retrouver tous ces personnages hauts en couleur et en caractère.

Un comics qui se dévore d’une traite avec grand plaisir. Un élégant mélange entre conte et réalité pour nous montrer que l’aventure n’est jamais loin.

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