
L’amour ne prévient jamais quand il arrive. Frederik a su tout de suite qu’il y avait quelque chose de spécial avec elle. Mais le HIV insuffle une autre dynamique dans le couple.
4e de couverture
Peeters nous parle de sa rencontre et de son histoire avec son amie, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne; et de toutes les émotions les plus contradictoires qu’il va devoir apprendre à gérer: Compassion, pitié ou amour pur et inaltérable? Malgré la gravité du thème, « Pilules Bleues » se présente comme une oeuvre remplie de fraîcheur et d’humour qui ne devrait laisser personne de marbre.

Mon avis
Il n’est pas toujours facile de dévoiler son intimité. Frederik Peeters a décidé de dévoiler quelques mois de sa relation amoureuse. Sa moitié, il l’avait déjà rencontré plusieurs fois. Lors d’une soirée, c’était le bon moment pour eux de se rapprocher et de faire couple. Au premier rendez-vous, elle lui dévoile son plus grand secret. Elle a le HIV et son fils également. Donc la vie à trois ne sera pas un long fleuve tranquille. Quand les sentiments sont si forts, il n’hésite pas du tout. Parfois, quand un préservatif craque la peur est au rendez-vous. Le médecin rassure mais une forme de peur reste en toile de fond. Ce qui est effrayant est la mort plus présente. Quand la maladie du petit fait des siennes, il faut prendre des médicaments assez forts. Par chance, le traitement a fonctionné. Néanmoins, la peur reste tapis dans l’ombre. Et pour la mère, la culpabilité d’avoir transmis sa maladie reste omniprésente. C’est difficile car elle doit toujours garder le sourire pour que l’enfant conserve son innocence. Il n’a que 3 ans donc il n’est pas encore soumis aux jugements et aux clichés des autres.
C’est un témoignage vu de l’intérieur. Certains pourraient reprocher qu’il n’y a pas d’information sur la maladie, la gestion en couple ou sur les enfants infectés. Ce n’est pas un ouvrage médical. En effet, il n’y a pas non plus d’explication sur comment elle a attrapé la maladie. Vous n’aurez aucun élément pour émettre un jugement de valeur. Juste une tranche de vie assez brève dont vous n’aurez pas de suite. Un instantané comme on trouve dans d’autres romans graphiques. C’est aussi permettre de parler du sida autrement. Les personnes sont des individus avant d’être des malades. Certes la maladie dicte des rituels de vie, des précautions comme le préservatif et des relations aux autres. Faut-il le dire aux amis et à la famille? Plus d’un lecteur pourra s’identifier à ces questions de construction d’un couple avec un enfant et un papa en alternance. Aimer avec le risque de maladie et de mort ne change pas, c’est aimer et prendre des risques par amour.
Une bd simple et authentique qui montre la force de l’amour.
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