L’amour, la littérature, la musique et la passion dominent les Dieux de l’Olympe. Ils n’ont jamais le temps de s’ennuyer. Par conséquent, ils se chamaillent sans cesse.

En grandissant, la nymphe Leto est devenue très jolie. Son père, le titan Coeos, craignait qu’il puisse lui arriver quelque chose. Il avait bien raison. Zeus qui passait par là tombe sous son charme. Pour l’approcher, il se transforme en caille. Assez proche d’elle, il l’enlève et lui fait l’amour. Hera, son épouse est furieuse de l’infidélité de son époux. Cela empire quand elle apprend que la demoiselle est enceinte. Pour la peine, elle veut la faire tuer par Python. Grâce à un nuage, il ne l’a trouve pas. Là voilà isolée seule, sur une île, ce qui lui permet d’accoucher tranquillement de ces jumeaux, Apollon et Artémis. Son fils grandit très vite et décide de venger sa maman chéri en faisant la peau au serpent. Il demande à Héphaïstos de lui confectionner une arme pour sa vengeance. Sa soeur ne veut pas attendre qu’il se passe quelque chose. Elle fait réclamation à son papounet qui cède à tous ces caprices. Tout cela n’est pas du goût de la reine des reines souhaitant justice. Seulement à jouer trop prêt des flemmes, parfois on s’y brûle.

Nadja revient pour un nouveau tome de sa série « Les Dieux de l’Olympe ». Après avoir parlé d’Aphrodite, la reine de beauté de la mythologie grecque, nous voilà en tête à tête avec Apollon et sa soeur aussi. Une nouvelle fois la bédéaste s’applique à nous amuser des discordes de l’Olympe. La guerre d’égos aura bien lieu et ça génère de la colère et des cadavres à la pelle. L’orgueil les pousse à toujours aller plus loin pour prouver qu’ils sont les meilleurs. Qu’importe les conséquences, puisqu’il y a peu de chance que cela retombe sur eux. Il y a de quoi en faire des histoires et de s’en amuser. Les petites phrases piquantes sont bien à l’image du ton décalé utilisé. C’est drôle et cela se laisse lire avec une grande facilité. Certains risquent de tiquer par rapport aux dessins très enfantins. N’oublions pas que la dessinatrice a à son palmarès le célèbre « Chien Bleu ». Et par conséquent, elle maîtrise un grand panel de style. Celui qu’elle a choisi rend les choses plus funs et aussi plus intergénérationnels. Vous ne verrez plus la mythologie du même oeil.

Une bande dessinée qui se lit en famille pour mieux s’approprier la complexité de la mythologique. Et si en plus d’apprendre, on s’amuse, que demander de plus.

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