Ce n’est pas toujours facile quand on arrive dans un nouveau pays. Daria tente de trouver un travail à côté de ces études. Mais les étrangers sont hors système ce qui favorise le travail au noir.

4e de couverture
Daria a quitté sa Pologne natale pour suivre des cours de bande dessinée dans une école suédoise. Une fois arrivée à Malmö, comme elle n’a pas réussi à décrocher une bourse, elle se met à la recherche d’un travail pour pouvoir payer ses études. Elle se frotte d’emblée aux inconséquences de l’administration : pour pouvoir travailler, elle doit avoir un numéro fiscal et, pour avoir un numéro fiscal, elle doit avoir un travail. Il ne lui reste qu’une solution : un job au noir dans la restauration. Embauchée comme serveuse dans un restaurant indien, elle découvre vite que, en plus des horaires massacrants et d’une paye de misère, il y a quelque chose d’autre qui ne tourne pas rond. Aidée par une journaliste et un délégué syndical, Daria mène l’enquête sur son lieu de travail. Sa vie va en être totalement bouleversée…
Dans le Noir est le récit autobiographique d’une lutte syndicale menée par ceux qui vivent en marge de la société. Daria Bogdanska y dresse le portrait d’une génération qui ne connaît pas la sécurité de l’emploi tout en livrant un témoignage de l’intérieur sur la réalité du quotidien éclaté de la précarité. En même temps,
Dans le Noir est l’histoire d’un nouveau départ laborieux, loin de chez soi, où l’aliénation de la vie dans une grande ville fait contrepoint à l’appétit d’amour, le désir d’intégration et la quête de justice.

Mon avis
Il est rare d’aborder le sujet du travail au noir, vue de l’intérieur. Daria quitte la Pologne pour faire ces études en Suède. Elle pensait qu’il serait facile de trouver un petit boulot pour payer ces frais du quotidien. Mais pour ça il faut un code qui est donné lors du premier emploi. C’est le serpent qui se mange la queue. Grâce à du bouche à oreille, elle trouve un boulot au noir payé 5e de l’heure. Selon tes origines, tu ne gagnes pas le même montant. Le patron n’a que des employés illégaux. Daria a décidé de se battre pour être reconnue comme une salarié et avoir des droit. Le chemin est très long et semé d’embûches. Le pays se radicalise et limite les étrangers. Ils sont exploités et les gentils citoyens ferment les yeux. Se sont les limites des régimes extrémistes qui tolèrent la misère chez les autres.

La bédéaste montre son parcours et l’esclandre médiatique qui en découle. Cela demande du courage de trouver des gens pour l’aider et monter au créneau. Car quand on a pas grand chose, on risque de tout perdre, même d’être viré du pays d’accueil. La haine prend le dessus sur le respect et l’éthique. Cela à réfléchir aussi aux politiques que nous souhaitons dans notre pays et en Europe. Daria Bogdanska ne veut pas y mettre du misérabilisme puisque très vite, elle trouve des amis, un copain et la vie est assez active. Le voyage ne fait plus forcément le lien, cela devient une terre minée où l’on te fait comprendre que tu n’es pas le bienvenu. La discrimination est partout et on ne l’a voit pas toujours. Par contre, la police n’est pas toujours lisible car certaines lettres ressemblent à des chiffres.

Une lecture intéressante entre fiesta étudiante et exploitation humaine, la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

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