
Solidarités international invite Lisa Mandel au Liban. Après un court moment de réflexion, elle accepte la proposition et découvre un pays atypique. Avec son esprit décalée, elle partage ces découvertes.
4e de couverture
De la trivialité des salles de gym ou des soirées de l’upper-class libanaise aux problématiques de la condition féminine, du harcèlement sexuel ou encore des tensions religieuses, Lisa Mandel réussit l’habile tour de force de nous dessiner un Liban aux multiples facettes. Le dénominateur commun de ces notes ? L’humour, évidemment.
Mon avis
Lisa Mandel montre à quel point elle possède plus d’une flèche à son arc. Que cela soit des aventures étranges pour les enfants ou soit suivre un président de la République, elle répond présente. Contrairement à ces précédents ouvrages, elle propose de partager un carnet de route. Par conséquent, on n’aura pas un récit linéaire. Elle partage des moments d’où les dates en haut de quelques pages. On découvre certes le Liban avec la complexité culturelle aussi bien liée à son histoire que la pluralité religieuse et sa gestion politique. Un système assez atypique qui a du changé avec le passage à la dictature. Elle va à la rencontre des habitants des camps de réfugié, de la haute société qui nage dans l’argent, les communautés LGBTQIA+, les tensions politiques, les enjeux de gestion du territoire… L’hypocrisie est de mise et s’achète assez facilement avec de l’argent. La bédéaste n’est pas analyste politique. Elle ne propose pas de prise de partie, elle dresse un constat de ce qu’elle voit. Son voyage a eu un impact sur sa vie, sa vision du monde. Le tome se termine avec une crainte car parler de religion et de politique est risqué avec la montée des fanatiques. On ne sait pas si elle a reçu des menaces ainsi que l’éditeur. Espérons que non car il n’y a rien d’infamant.
Lisa Mandel propose toujours un regard plus neuf et sincère sur le monde.

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