
Sur une île isolée de l’homme tout va bien. Seulement un jour, l’équilibre est bouleversé et tout s’écroule. La biodiversité repose sur la complicité entre les animaux, le territoire et la nature.
4e de couverture
D’après une histoire vraie, L’île du loup raconte ce qui se passe quand l’équilibre délicat de la nature est rompu.
Une famille de loups quitte l’île où elle vivait. Au début, ça ne change pas grand-chose. Mais maintenant qu’il n’ont plus de prédateur, les cerfs commencent à se multiplier. Finalement, ils deviennent si nombreux qu’il n’y a plus assez de nourriture pour tout le monde. Les autres espèces sont affectées à leur tour : souris, lapins, écureuils, renards, chouettes commencent aussi à souffrir de la famine. Seul le retour accidentel des loups sur l’île permettra à la nature de soigner lentement ses blessures.
Celia Godkin démontre combien il est facile de déséquilibrer un écosystème. Son histoire touchante et tragique, les jeunes lecteurs ne l’oublieront pas de si tôt.
Mon avis
Sur la couverture, tout est dévoilé avec le terme de fable écologique. Ainsi les personnes concernées et qui veulent sensibiliser les plus jeunes savent de quoi il en retourne. Celia Godkin propose une approche originale pour évoquer la biodiversité et l’équilibre de la nature. Il faut informer les plus jeunes de ce qui existe avant qu’ils ne sombrent dans le consumérisme et le narcissisme. En plus, l’approche est assez pédagogique car il n’y a pas de jugement de valeurs. Qu’un loup mange un cerf, c’est dans l’ordre des choses. Un jour les loups quittent l’île et tout est chamboulé. Au début, on pourra croire que c’est l’opulence. Puis très vite, les choses tournent à la catastrophe. Les choses peuvent redevenir à la normale quand les loups reviennent. On peut croire que lorsque les loups, perçus comme des animaux dangereux et nuisibles, jouent un rôle important dans l’environnement. Le classement avec la valeur des animaux est propre aux humains par rapport à leur utilité. Cette fable permet vraiment de comprendre les interactions et les impacts. Les images en double pages prennent le dessus sur le texte. Une belle façon d’illustrer le rapport entre les choses. Pour les enfants un peu plus grands, il y a un dossier pédagogique à la fin sur les animaux, leur chasse, leurs déplacements… Une très belle sensibilisation qui permettrait aussi à des climatosceptiques de s’éveiller.
Une jolie fable écologique à offrir à des enfants pour leur apprendre à voir le monde autrement.
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