
Le rêve est de retourner à Tokyo. Avec un hélicoptère, tout va plus vite. Seulement, la catastrophe a détruit rapidement tous les espoirs d’un futur plus heureux.
4e de couverture
Ako se retrouve au prise avec le garçon à la tête couturée qui avait disparu. Sévèrement frappé à coup de barre de fer, le garçon n’est plus qu’une plaie vivante. Et, très étrangement, il ne montre aucun signe de souffrance particulier mais délire complètement ce qui fait peur à Ako. Alors que Nimura trouve une sortie et qu’il cherche le moyen de quitter au plus vite les lieux, Ako et le garçon étrange sont une fois de plus agressés par des hommes, à l’intérieur de l’hôpital. L’hélicoptère arrivera-t-il bientôt pour ramener Ako et le vaccin auprès de Téru ?
Mon avis
On referme ce gros pavé avec une légère déception. Minetaro Mochizuki a eu tendance ici à se répéter, à jouer avec beaucoup de redondance. Avait-il une panne de créativité? N’avait-il pas défini à l’avance ce qui était à l’origine de la catastrophe? On sent une forme de tâtonnement qui est gênante. Contrairement aux tomes précédents, la sensation de remplissage se fait sentir. On tourne plus en rond.
Après, une fuite difficile de l’île et du village des fous, un espoir se faisait en allant à Tokyo. Malheureusement, la ville ne serait plus là. Le mont Fuji se serait réveillé et aurait recouvert de sa lave tout ce qui l’entoure. Faut-il en conclure que la cause de cette déchéance est une catastrophe naturelle? En plus, le Japon est sur une faille et à l’habitude avec les tremblements de terre, tsunamis, tempêtes, ouragans… Alors un volcan ou plusieurs volcans qui se réveillent rien de surprenant. Toutefois, on a l’impression que c’est tout le pays qui est touché. Y a t’il autre chose? Espérons que le mangaka tranche pour l’ultime tome.
Puis quand l’hélicoptère doit partir en urgence, Teru tombe dans le toit du centre commercial qui commence à se détruire. Le voilà séparé des autres. On suit en version très accéléré son périple car il survit malgré tout ce qui se passe. Il retrouve l’avion qui s’est écrasé avec le corps du pilote enterré. Donc Ako est vivante avec le capitaine. Où sont-ils? Que leur est-il arrivé? Comment les retrouver? Il continue son chemin faisant fi de sa douleur pour retrouver son amie. Bien entendu, il l’a retrouvera. Que va t’il se passer par la suite? Le mangaka l’a t’il prévu?
Niveau graphisme, les dessins sont aussi très répétitifs avec les volcans qui explosent, des geysers, de la lave qui coule… Puis les bâtiments aussi restent très semblables qu’il soit hôpital, immeuble ou centre commercial. Le mangaka maîtrise sa représentation avec des formes très rectangulaires avec du béton qui se détruit. On a le temps d’admirer les images en noir et blanc. Beaucoup de noir, ce qui permet aussi de moins dessiné ou de focaliser sur un détail. Les visages des personnages deviennent plus marqué avec le poids de la famine et celui de la peur. Rien ne semble possible. Nous verrons très vite ce qu’il en est.
Un tome un peu fouilli par rapport aux tomes précédents. Dommage.
L’avis Les Blablas de Tachan : « J’ai donc une nouvelle fois été soufflée par la qualité de ce tome où l’auteur continue de nous faire avancer précautionneusement au milieu de cette folie sombre et silencieuse. Les planches Minetaro Mochizuki sont magistrale pour nous faire sentir le drame, l’étrangeté et le vertige solitaire de ces moments. «

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