
Quand ils trouvent un endroit où atterrir avec l’hélicoptère, l’espoir est présent. Ils ne s’attendaient pas à trouver des survivants obsédés par la mort. Ako tentera le tout pour le tout pour sauver Teru.
4e de couverture
Teru et Ako ont poursuivi leur périple à travers un monde en ruine. Leur rencontre avec des militaires égarés s’est soldée par une profonde désillusion sur l’humanité. Ils échappent pourtant, grâce à l’un d’eux, aux tornades de feu qui ravagent une ville fantôme. Et c’est à bord d’un hélicoptère qu’ils vont contempler une réalité toujours plus terrifiante…

Mon avis
La tension est toujours aussi forte dans ce tome. L’hélicoptère atterrit sur une île. Une femme y vit. Elle accueille la fine équipe en racontant ce qui lui est arrivé. Malheureusement, elle ne sait pas non plus ce qui s’est passé. On a une information supplémentaire car on évoque un tsunami. Ce dernier a tué des milliers de gens car on court souvent moins vite que la mer qui revient sur la terre. Mais qu’est-ce qui a pu créer autant de désastre avec cette neige de cendres? On n’en sait rien.

L’évocation d’un monstre est plus récurrente. Un dragon serait-il venu envahir le monde et plus principalement le Japon? Le terme dragon est évoqué et la série se nomme ‘Dragon head ». Que faut-il y voir? Cette image d’un tiers est plutôt de souligner de ce que fait l’Homme face à la peur et à l’incertitude. Minetaro Mochizuki insiste sur le fait que quand il n’y a plus de figure d’autorité, les être humains sont perdus. La majorité choisit de devenir égocentrique, narcissique et de tuer les autres pour avoir l’illusion de maîtriser quelque chose. La solidarité pour faire sens ensemble n’a pas sa place. Car un groupe va collaborer pour tuer les survivants puis se suicider. La violence revient et s’impose comme unique alternative.
Ako veut prouver qu’il y a d’autres possibilité avec se soutenir, se protéger, se motiver… Echanger avec l’autre, donne plus d’importance à son existence. Elle va dans le village de fous pour trouver un vaccin pour Teru. Son état de santé est assez grave. Il a le tétanos et risque de mourir rapidement. Pour y arriver, elle se démène avec les meurtriers et le capitaine qui a tenté de la violer. Ensemble, ils arrivent à avancer pour atteindre leurs objectifs. Le questionnement reste présent et les nouvelles situations auxquelles ils doivent faire face s’accumulent. L’arrivée d’un personnage qui a subi des trépanations y contribuent. Il ne ressent ni la peur, ni le doute et ni la douleur. Est-ce la solution?
Le mangaka affirme son savoir faire dans le travail de l’aspect psychologique. Tous ne vivent pas les évènements de la même manière. La preuve qu’il n’y a pas qu’une façon de penser et d’agir. D’ailleurs, ils ne tiennent pas toujours le même discours, surtout ceux qui sont à la limite de la folie. Teru reste un symbole du positivisme et de la possibilité de garder son humanité. Comment faire pour être ensemble? Le pire ne peut-il être que ce qui reste? Il nous reste deux tomes pour connaître le dénouement. L’espoir est-il permis?
La peur est ce qui reste quand tout part dans l’incertitude. Ne reste t’il que l’égoïsme comme solution pour mourir seul?
L’avis Les Blablas de Tachan : « Magistral ! Voilà le seul mot qui me vient à l’esprit après avoir refermé ce troisième très gros volume de la nouvelle édition de Dragon Head. Minetaro Mochizuki a vraiment écrit un thriller post-apocalyptique brillant et suffocant.’

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