
Tout semblait tranquille et paisible dans ce recoin du monde. Mais un jour, un étranger leur annonce qu’une catastrophe arrive bientôt. Malheureusement, un malheur n’arrive jamais seul.
4e de couverture
Aldébaran, quelque part dans l’espace et dans le futur… Une planète accueillante où s’est installée, en 2079, la première colonie terrienne envoyée au-delà du système solaire. C’était il y a plus de cent ans, déjà. Depuis, les liaisons radio sont coupées. Alors, peu à peu, la vie s’est organisée. Un jour, d’étranges phénomènes surviennent: des créatures marines aux formes curieuses apparaissent. L’eau devient solide. La mantrisse, cette chose douée de raison et d’intelligence, commence à faire parler d’elle… Plonger dans la lecture d’Aldébaran est une expérience envoûtante. Le dessinateur Moebius, qui signe la préface, décrit d’ailleurs les lecteurs de la série comme « une des sectes les plus sympathiques et inoffensives qui soient ». Le charme est d’autant plus redoutable qu’il agit lentement, tel un anesthésiant. Et le dessin de Léo est étonnant : ici, pas d’esbroufe ni d’effets de style. Nulle trace de cette surenchère graphique si fréquente dans les récits de science-fiction. Juste un trait réaliste et sobre qui donne parfois l’impression que tout se passe aujourd’hui, près de nous…

Mon avis
Tout commence lorsqu’un nestor vient s’échouer sur la plage. Personne n’a jamais vu ça avant. Cela surprend sans étonner vraiment. Puis les pêcheurs reviennent sans aucun poissons. Ca non plus, cela n’est jamais arrivé. Et un bateau de professionnels trouve un poisson des profondeurs venus mourir à la surface. L’accumulation amène des interrogations. Driss se présente aux gens au bar en leur disant de lui car une créature marine arrive et vont tous mourir. Personne ne le prend au sérieux. Ils voient ça plutôt comme une arnaque de voleur. Sauf que peu de temps après, le village est totalement rasé recouvert d’une matière nocive et toxique.
Il reste quelques survivants qui doivent prendre un nouveau départ. La journaliste qui voulait avoir un scoop avec de fameux Driss. Mais il n’apprécie pas les journalistes qui sont au service du pouvoir en place. Des choses étranges se passent dans la mer et tout doit rester secret. On assiste à quelques querelles amoureuses d’adolescents. Les hormones les poussent à agir sur un coup d’émotions assez narcissiques. Léo se focalise sur Kim, 13 ans et Marc, 17 ans. La gamine ose parler de viols pour revendiquer qu’elle ne doit pas être seule. Etrange évocation surtout pour une fillette qui ignore ce qu’est faire l’amour et comprend le concept de viol. Ils n’ont pas le temps de dire ouf qu’une succession de pas de chance se succèdent. On découvre le fonctionnement sur cette planète avec la corruption par les politiques et les religieux. Quand on les rencontre, on ne sait pas si on va ressortir vivant.
Le cadre est posé avec les terriens dont on n’a plus de nouvelle, la mer où il se produit des choses bizarres, des rebelles qui tentent de comprendre, des gens au pouvoir qui veulent tout contrôler et des adolescents qui veulent retrouver une situation stable. Le bédéaste propose un univers assez riche avec des paysages d’une grande diversité. Les animaux possèdent tous quelque chose d’étrange et de fascinant. Par contre, les mineurs ont l’air beaucoup plus âgés et futés par rapport à leur âge. Et malheureusement, les femmes sont hypersexualisée. La journaliste porte des vêtements très moulants avec un décolleté. On la voit aussi de dos avec un gros focus sur ces fesses. Tout cela n’apporte bien entendu rien à l’histoire. C’est du voyeurisme dégueulasse ordinaire. Heureusement que le corps des mineurs est recouvert de vêtements normaux. Le dessin est assez rigide et trop classique tout comme les couleurs en aplat.
Un premier tome qui pose les bases de tout un univers qui va en découler. On rencontre les héros qui ne vont plus jamais connaître la tranquillité.


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