Le Petit Spirou – Tome 15 – Tiens-to droit! – Philippe Tome et Janry

Quand on est enfant, le monde semble étrange et drôle. Ainsi tout est prétexte à vivre des aventures riches et amusantes. Le petit Spirou avec ces amis ne manquent pas de créativité.

4e de couverture
Le P’tit Voyou tendre et malicieux le plus drôle de la BD revient vous booster la forme et le moral. Et, surprise ! Un nouveau venu fait son apparition : l’assistant de l’Abbé Langélusse, Malogrodo le sacristain, ex-banquier recyclé dans les bonnes oeuvres dévoile comment rebondir quand on à la bosse de la finance…

Mon avis
Puisqu’on se replonge dans « Spirou et Fantasio », il est utile également de lire des tomes de la série « Le Petit Spirou ». Le héros porte une tenue de portier d’hôtel comme tous les membres de sa famille. Encore une fois, on se demande pourquoi. C’est étrange de porter tout le temps une tenue de travail et surtout pour un mineur qui ne travaille pas. Le gamin dort même avec le chapeau du groom. Les autres enfants semblent être habillé normalement.

En tant qu’adultes, les blagues semblent moins adaptées car il n’y a aucun moment de drôle. Il est difficile d’écrire une blague est une page avec un début et une chute. Les personnages principaux sont là en respectant un semblant d’égalité. Cyprien devient plus présent même s’il est très cliché comme Suzette. Un enfant noir qui porte des vêtements amples et un bob de reggae et la minette blonde, timide et ultra-superficiel. Dans les jeux dans les compétences, l’un sait faire de grosses bulles et Masseur lui, « je peux faire des grosses lèvres comme un africain! » (p. 15). C’est raciste. Faut-il en rire?

A un autre moment, Spirou suite à une maladresse, tue un homme qui arrachait des arbres. En effet, il n’y a pas de sang et on ne voit pas tout le corps en lambeaux. Il ne reste qu’un pied. Le soir à la maison, il n’a pas envie de manger son steak haché. On trouve d’autres blagues assez limites. Le professeur de sport, surnommé Mégot car il fume toujours avec un morceau dans sa bouche. Il n’est pas très sportif, bien au contraire. Lors d’une visite au zoo, (pourquoi le prof de sport est là?), il montre que l’on jeter des déchets pour nourrir les grands singes. « Mais observez plutôt : ce macaque, si inférieur à l’homme qu’il avale sans discernement n’importe quoi, fait la même chose! Avale ça Pignouf! » (p. 19). Quand sa mâchoire se bloque, on y dépose des déchets dans sa bouche. Même constat, qui a t’il d’amusant?

On trouve un peu d’écologie est abordé avec l’arrachage d’arbre. Il y a aussi les produits qui ne fonctionnent plus rapidement. « – Voilà seulement deux heures que j’ai acheté ce sabre laser… et il marche déjà plus! – Bienvenue dans le monde moderne! C’est une stratégie commerciale. Ca s’appelle la « désuétude planifiée » : on vend un truc fabriqué exprès pour ça ne dure pas longtemps. – Quoi?! … On le fabrique pour qu’il tombe en panne?! – Et que tu veuilles en acheter un nouveau. On dit aussi « obsolescence programmée » (p. 40). C’est bien d’aborder ces thèmes, même si cela reste en surface.

On sent une volonté d’originalité quand on parle du dessinateur parti en vacances dont il n’y a que le scénariste et le coloriste pour donner vie aux personnages. Il y a même un jeu sur le langage. Cela ne suffit pas à voir que l’ouvrage n’a plus le peps et l’originalité des premiers tomes. Est-ce utile de montre un sacristain bossu et un curé. Ont-ils encore de la place dans la bd jeunesse? On n’est plus dans les années 60. L’essoufflement est bien présent. Dommage.

Un tome décevant et absolument pas drôle.

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