
Sarah est prisonnière et sert d’appât pour piéger les criminels. Toutefois la situation est plus complexe qu’il n’y paraît. De nouvelles rivalités se mettent en place.
4e de couverture
Au XXIe siècle, un conflit nucléaire ayant contaminé une partie de la planète, les habitants de la Terre en sont réduits à se réfugier dans les stations orbitales qui gravitent autour d’elle. Par ailleurs, une « bombe propre » est utilisée pour modifier son axe de façon à recouvrir la partie contaminée par la calotte glacière, une opération qui doit mettre deux ans à se réaliser. Mais une attaque terroriste oblige les colons à revenir en catastrophe sur la terre blessée. Dans la confusion créée par cette action, une mère, Sarah, voit son mari tué et se retrouve séparée de ses deux enfants, Harato et Tsurumi. Dans cette nouvelle donne, deux factions politiques rivales, Epoque et Mother Earth, s’opposent dans une guerre sans merci générant une société où la dictature militaire est le seul modèle politique de référence.Dessinée par Takumi Nagayasu sur un scénario de Katsuhiro Otomo, le célèbre créateur d’Akira, dans un style de dessin qui lui est d’ailleurs proche, Mother Sarah est une oeuvre magnifique et désespérée. On y retrouve une thématique très courante dans la bande dessinée japonaise – la Terre après l’apocalypse nucléaire – centrée cette fois sur la quête éperdue d’une « mère courage » cherchant ses deux enfants dans un monde en perdition. Une oeuvre émouvante et forte.

Mon avis
Nous avons du quitter Sarah le coeur en berne dans le tome précédent. La voilà aux mains de militaires qui souhaitent écraser la bande de rebelle. Grâce à elle et à un jeune garçon, ils ont peut être les outils pour les réduire au silence. Le plan se met en place et les choses ne tournent pas forcément comme prévu. Un changement de chef permet de sauver une partie des résistants. La tension est omniprésente car il est question de conflit et de guerre nucléaire. La bombe a été volé et elle est en cours de remontage. Faut-il en passer par-là pour permettre une nouvelle forme de paix et d’absence de dictature? La notion de famille est aussi omniprésente. Les deux frères sont prêts à tout pour rester toujours liés. Ils comptent l’un pour l’autre et c’est ça le plus important. Sarah pourra t’elle garder un lien avec eux?
Le dessin très clair et précis de Takumi Nagayasu nous immerge dans ce monde en rébellion. De ce fait, on ressent la chaleur du soleil, la densité du sable ou la vitesse dans les courses poursuites. La grande variété de plans permet aussi de donner une vraie dynamique au récit. On pourrait faire un parallèle avec le travail de Katsuhiro Ōtomo dans « Akira ». Les premiers pages en couleurs sont remarquables. Par contre, on est déçu du choix de l’éditeur sur l’épaisseur du tome. Il est très fin et on reste sur une forme de déception. On assiste à aucun aboutissement des différentes actions. Dommage que l’on soit stoppé ainsi. Il faut patienter pour obtenir la suite.
Une série toujours aussi intense et palpitante qui nous montre la force de la détermination.
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