
L’undertaker a décidé de suivre son coeur. Quand il reçoit un message signé par sa belle il se dépêche. Quand il arrive sur place, sa déception va être de taille.
4e de couverture
Jonas Crow a reçu une lettre signée « R. Prairie » . « R » , comme Rose… Persuadé que celle avec laquelle il a vécu tant d’aventures souhaite le revoir et partage ses sentiments, il se présente à son domicile d’Eaden, une petite ville du Texas. Malheureusement, ce n’est pas elle qui est l’auteure de la missive mais un rival, lui aussi amoureux de Rose, et avec lequel Jonas aura fort à faire. Il s’engage néanmoins à s’occuper de deux enterrements : un prêtre mort mystérieusement et un enfant à naître que sa mère, pourtant très pieuse, ne souhaite pas garder.
Si le premier ne devrait pas poser de problème, le second risque d’être plus compliqué. En effet, la célèbre « Sister Oz » , représentante fanatique de la Ligue pour la suppression du vice, est arrivée en ville. Soufflant sur les braises de la colère et de la rancœur née de la défaite face aux « Yankees » , elle soulève la population afin d’empêcher l’avortement… Dans ce septième volet de la saga d’Undertaker, le croque-mort le plus célèbre de la bande dessinée est confronté à un extrémisme religieux d’un autre temps…
Mais qui n’a jamais semblé aussi actuel.
Mon avis
C’est toujours un plaisir de retrouver Jonas. On l’avait quitter dans une bien triste posture. L’absence de Rose lui pèse et l’alcool ne permet pas d’effacer la douleur ressenti. Quand il reçoit un courrier signé R. Prairie, il est persuadée que c’est celle qui a touché son coeur. La déception est de taille. Son aimée a retrouvée son mari médecin et tente de faire le bien autour d’eux. C’est lui R. Prairie et il a un travail pour lui. Il faut mettre en terre le curé qui a accepté de donner les derniers sacrements au bébé lié à l’avortement. Mais une illuminée religieuse dénommée Sister Oz anti-avortement a décidé de faire justice. La folie est sa compagne. Une extrémiste jusqu’au boutiste qui n’hésite pas à jouer à la roulette pour être certaine qu’elle suit le chemin de Dieu. Grâce à sa détermination et sa capacité de manipulation, elle arrive à s’entourer des gens qui deviennent pieux à la dernière minute. Le gouverneur du territoire lui permet de porter une arme et aussi de lire le courrier personnel. La dedans elle a de quoi faire chanter tout le monde. Grâce à ça, elle peut favoriser la honte sociale et rendre acceptable le meurtre. Elle expose à tous un couple d’hommes homosexuels. On peut tout faire au nom de la croyance, d’autant plus quand des gens riches donnent de l’argent afin de mieux cacher leur pêcher ou de chercher des gens.

Bien entendu, elle ne peut pas influencer Jonas. Il en faut plus pour demander au gars de faire des courbettes. Comme il a la rage au coeur, ce n’est pas une prêcheuse agressive qui va l’influencer. Pour la peine, on va nuire à son business ainsi qu’à sa vie. Nous allons avoir le droit à des scènes de luttes et d’affrontements à armes à feu de grandes précisions. Comme d’habitude, on apprécie ces moments très bien travaillé et très précis. Il est rare de maîtriser un tel savoir faire. Xavier Dorison et Raph Meyer souhaitent toujours proposer un travail d’orfèvre. Un vrai respect de leur héros, de leur série et des lecteurs. Même si on est toujours un peu dégouté car il va falloir attendre encore un an pour avoir la suite. Il faut peut-être attendre deux ans pour profiter pleinement de ces deux tomes. En tout cas, c’est une vraie claque émotionnelle. Surtout que l’on termine avec la possible mort de l’époux de Rose. Y a t’il un champ de possible pour lui? La femme qui veut avorter pourra t’elle le faire? Quel secret horrible se cache derrière cette grossesse? Qui est vraiment la fanatique armée? Beaucoup d’interrogations qui semblent nous montrer l’horreur de l’humain. Et les bédéastes osent aborder des sujets très sensibles avec l’avortement, le fanatisme religieux, l’homosexualité… Les tabous ne devraient pas être ceux-là mais plutôt les riches menteurs, manipulateurs et violeurs.
Une bande dessinée bluffante qui nous captive de la première à la dernière page. Enfin un western qui nous montre un héros plus humain tout en étant torturé.
L’avis de Belette : « Zut, l’histoire est à suivre dans un prochain épisode, ce qui fait qu’il faut attendre et que je n’aime pas attendre mon croque-mort préféré. »

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