
L’expédition à la rencontre des iums ne se déroulent pas comme prévu. Entre ceux qui ont une approche scientifique et ceux qui ont une approche militaire, cela fait émerger des problèmes. La preuve un militaire tire sur Kim.
4e de couverture
Que sont devenus les trois mille jeunes gens envoyés à bord du Konstantin Tsiolkowsky à destination de la planète Bételgeuse ? Voilà maintenant sept ans qu’ils n’ont pas donné signe de vie. Rien d’étonnant : à bord de l’astronef, immobilisé dans le silence de l’espace, tous les passagers sont morts à l’exception de deux d’entre eux. Et la petite troupe d’une cinquantaine de personnes qui avait débarqué en mission de reconnaissance s’est depuis longtemps scindée en deux clans ennemis. Pendant ce temps, sur Aldébaran, la petite Kim a grandi. La voilà chargée d’élucider le mystère de ce vaisseau désespérément muet. Arrivée sur Bételgeuse, planète fascinante où un canyon luxuriant et vertigineux dessine une tache verte en plein milieu du désert, Kim découvre une faune dont l’étrangeté n’a rien à envier à celle d’Aldébaran, et se retrouve investie d’une mission délicate : départager deux groupes antagonistes aux conceptions sociales diamétralement opposées ; Bételgeuse constitue le deuxième cycle des mondes d’ »Aldébaran », programmé lui aussi en cinq volumes.

Mon avis
Nous finissions le tome précédent avec la fuite de Kim et son équipe pour rejoindre les autres autochtones de la planète. Et là, on est plongé directement dans une expédition qui mélange les trois groupes en quête des origines des iums. Léo ne s’ennuie pas à faire un lien entre les deux récits. Il va à l’essentiel avec une collaboration nécessaire pour la survie de l’espèce humaine sur Bételgeuse. Bien entendu, les découvertes se succèdent et sont incroyable. Ces animaux n’ont pas besoin de manger. Ils savent construire des ponts, dessiner et même se défendre. N’est-ce pas une preuve d’intelligence? La controverse se fait. On retrouve aussi la jeune fille rasée, presque nue. Elle cherche à manger autre chose que des fruits. A partir de là, la situation dégénère et Kim prend une balle dans ventre avant de chuter dans un courant d’eau. Hector se jette à l’eau pour la sauver. Les voilà emmener dans un nouveau rebondissement.
Hector amoureux transis déclare sa flamme. Kim se réveille et annonce qu’elle est presque immortelle. Une belle occasion pour la voir encore dénudée. Le dessinateur se fait encore très plaisir à dessiner des corps nus et des seins énormes. Surtout que cela n’apporte rien à l’histoire. C’est totalement gratuit et à la limite du vulgaire. Une marque de fabrique qui est tout de même dommage et qui souligne une certaine perversité. Ce n’est pas parce que l’on conserve un format 48CC qu’il faut conserver les clichés d’un autre temps. Tout comme des personnages assez fades et sans nuance.
Pour donner un peu de dynamisme à tout ça, on a le droit à une histoire parallèle. Des amis de Kim décident de quitter leur confort pour la rejoindre. Il se passe quelque chose et ils ne peuvent pas rester là à rien faire. En tout illégalité, trois personnages partent dans une navette. Vont-ils arriver à quelque chose? Il reste encore trois tomes pour finir ce cycle. Espérons que nous allons avoir des péripéties audacieuses et surprenantes qui passent enfin au-dessus du machisme et de la misogynie. Pour le graphisme pseudo-réaliste et un peu difforme sur les personnages, on sait que l’on ne peut rien faire. Heureusement que la nature est omniprésente avec beaucoup de verdure.
Un tome dans la continuité de la série qui prend son temps pour s’épanouir.

Laisser un commentaire