
En apparence, Marguerite est comme tout le monde. Mais la demoiselle a bien des difficultés à vivre en société avec tout le bruit et le stress que cela engendre. Elle va nous raconter comment l’identification de sa différence invisible à changer sa vie.
4ème de couverture
Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente.
Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables, proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée

Mon avis
Marguerite est comme tout le monde en apparence, elle pourrait se fondre dans un groupe. Elle n’y arrive pas. Pourtant, vous pourriez dire qu’elle travaille, qu’elle a un copain, des animaux de compagnie, une passion gourmande pour le chocolat. Elle sort faire ces courses, acheter du pain et qu’elle a des amis. Cependant, elle ne se sent pas très bien lorsqu’elle doit rencontrer des gens qu’elle ne connaît pas. Tout comme elle ne comprend pas le second degré et à tendance à dire toujours la vérité. Elle a déjà essayé d’en parler à des médecins toutefois chacun à son avis et personne ne l’aide vraiment. Jusqu’au jour où tu vas basculer. Parfois, il suffit de trouver une simple information et tout son univers change. Un long chemin compliqué qui est très bien décrit ici. Car il a fallu prendre un rendez-vous dans un institut spécialisé et attendre une longue période pour avoir un rendez-vous. Puis, il faut de nouveau attendre les résultats. La nouvelle tombe : elle est autiste. Quand on sait ce que l’on a, on se comprend mieux et on peut l’expliquer à notre entourage. De nouveau, les réactions sont diverses et bien souvent négatives. Il faut prendre sur soi et avancer.

Par chance, il y a des points positifs puisqu’en identifiant son problème, elle a pu rencontrer d’autres personnes comme elle. Ainsi, on n’est plus seule face à sa détresse sociale, émotionnelle et psychologique. Le syndrome d’Asperger, peut prendre de nombreuses formes. L’histoire est celle de la scénariste Julie Danchez qui souhaite parler d’une maladie assez peu évoqué en 2016. Depuis, des médias donnent plus de visibilité bien que cela soit presque qu’autour des hommes et de ceux à haut potentiel. Pour elle, c’était important de parler de ce qu’elle a subi pour d’une part sensibiliser les septiques et informer les potentiels personnes qui se sentent anormales. Le diagnostic est plus difficile à établir chez les femmes et les professionnels de la santé sont pas forcément former. Trouver une oreille à l’écoute n’est pas facile. La vie est un combat qu’il faut mener pour se sentir bien. Au final, quelque soit son problème on peut tout faire pour aller mieux.
En introduction et en conclusion de l’album, les bédéastes donnent des informations autour de la maladie, son histoire, son diagnostic, la reconnaissance de la maladie… Cet apport est très important pour ancrer la réalité. La bd n’est pas un simple témoignage anodin. Il est reflet d’un problème de société d’accepter les différence invisible. 80% des handicaps sont invisibles. Et ils ne ressemblent pas forcément à des représentations comme dans les films. Les représentations doivent être plus réaliste pour donner plus de sens à la diversité et l’inclusivité. Au lieu de dire, tu ne peux pas être autiste parce que tu n’es pas doué en maths. Certains pourraient se dire ah, bon. Tu m’expliques? Je peux m’adapter à toi en faisant quoi? Etre plus à l’écoute des autres et plus dans l’empathie. Par chance, des personnes décident d’être les vecteurs du changement de mentalité et grâce à ça, on a cette excellente bande dessinée.
Une bande dessinée pleine d’espoir. La différence invisible et les pré-supposés des gens sont un frein mais cela permet aussi de faire le ménage dans l’entourage. On peut avancer en écoutant les autres et en partageant. Le mieux vivre ensemble est possible.
Lire l’avis de Chroniques Littéraires : « Un bel album sur un syndrome méconnu.«

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