Le collège est une période très difficile. Il faut s’affirmer tout en étant toujours en incertitude. Aucun doute que plus d’un lecteur pourra se reconnaître ou reconnaître sa progéniture.

4e de couverture
À l’image de la banlieue qui cumule les inconvénients de la ville et de la campagne, l’adolescent présente à la fois les défauts des adultes et ceux des enfants. Ils sont matérialistes et blasés comme des adultes et ils sont cruels, bêtes, égoïstes, physiquement disproportionnés comme des enfants (j’adore les enfants). J’ai 13 ans, je ne le sais pas encore, mais je ressemble tellement à ma banlieue.

Mon avis
Leslie Plée a décidé de raconter sa vie en bulles. Il faut dire que l’adolescence n’est pas une période facile et pour personne. Les rebondissements au collège sont nombreux. Il y a un besoin de conformisme social, de faire partie d’un groupe, d’agir de façon similaire et cela amène à fumer ou acheter des vêtements de marque. Par conséquent, ils ont des attitudes rebelles pour prouver qu’ils existent en tant qu’individu. Mais au final, c’est juste une course au mouton. Les gamines rivalisent d’ingéniosité pour plaire au plus garçon de l’école. A la maison, c’est assez tendu avec sa mère. Quand elle essaie de se rapprocher d’elle, elle la repousse et quand elle est absente, elle reproche son absence. La bêtise se cultive pendant cette période. Les lecteurs se reconnaissent ou verront leur descendance dans les témoignages. Tout est tellement intriguant entre le sexe, l’amour ou le sens de l’amitié. La curiosité est piqué par Doc et Difool qui parlaient de sexualité librement et sans tabou. Même si l’âge est ingrat et horripilant, on s’amuse de ces situations absurdes et cocasses. La bédéaste est honnête avec elle et sait s’en amuser pour faire rire. L’autodérision n’est pas donné à tout le monde et encore de la maitriser avec autant de dextérité.

Une bande dessinée intergénérationnelle qui fera rire bien des travers qui durent parfois qu’un temps.

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