
Avoir un esclave noir à son service est une preuve de réussite sociale dans le monde occidental. Mais en Asie, c’est tout autre chose. Nobunaga y voit de l’originalité et du courage.
Direction le Japon à la fin du 16e siècle, les affrontements sont denses. Le chef Nobunaga fait le nécessaire pour réunir le pays en une nation unie et soudée. « Mon surnom de roi démon ne doit pas être démenti ». Quelques temps plus tard, il rencontre Alessandro Valignano qui appartient à un ordre jésuite. A ces côtés se trouve son esclave africain, Joseph. Qu’elle n’est pas la surprise des autochtones de voir un homme noir. Une première pour eux ce qui déroute. D’ailleurs, on le retrouve plus tard sous le nom de Kuru san et il rendre au service de maître Oda. Il est placé sous la tutelle de dame Mariko. Elle va lui apprendre le japonais entre autre chose. Il raconte son passé et les souffrances qu’il a subi depuis son plus jeune âge. L’autorité reconnaît la bravoure de l’homme et lui donne un prénom honorable : Yasuke. En parallèle de la guerre, il forme ce jeune brave en soldat ce qui génère quelques tumultes. Le voilà qui monte en grade pour être formé à l’art du samouraï. Un fidèle compagnon devient nécessaire dans ces temps incertains.

Nous sommes loin de la vision proposer dans le manga « Le chef de Nobunaga » de Mitsuru Nishimura et Takuro Kajikawa. Les mangakas ont voulu faire une approche réaliste loin du cliché d’un Nobunaga meurtrier et cruelle. Thierry Gloris décide de proposer une autre vision. D’ailleurs pour poser le cadre de la série, il passe vite d’un contexte à un autre sans vraiment de lien au début. Puis les changements de point de vue se poursuivent. On voit les périples de la vie d’Oda, la progression sociale de Yasuke et les stratégies des ennemis. Tout le pays est en tension et les morts s’accumulent dans les deux camps. Tout cela est l’occasion surtout pour l’instant de découvrir le héros principal. Un homme noir au pays des asiatiques à des quoi bouleverser les codes. Emiliano Zarcone propose un graphique assez standard pour ce genre de récit. Il respecte les codes avec une forme d’illustration de propos avec quelque chose de statique. On a envie tout de même de poursuivre pour savoir quel rôle va jouer ce personnage dans l’avenir du Japon.
Une bd historique qui choisit un angle original avec un homme en quête d’une place dans un monde cruel et sauvage.

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