
Mathis est souvent seul dans la maison. Il a des devoirs à faire mais le champ des possibles autour de lui. Et si pour une fois, il sortait?
4e de couverture
Mathis vit au cœur d’une mystérieuse forêt avec ses parents ; Ceux-ci s’étant absentés pour aller travailler, il reste à la maison faire ses devoirs. Comme chaque matin, il s’applique à nettoyer la cage des lucioles quand tout à coup, par maladresse, il les laisse s’échapper ! La colère l’envahit.
Subitement, il se retrouve dédoublé. Deux Mathis sont désormais présents dans la même pièce ! Lequel est le vrai ? Comment sortir de ce pétrin ? Perdu dans la forêt des possibles, croisant des êtres sympathiques, et d’autres beaucoup moins… Mathis (1 ou 2 ? allez savoir…) va de mal en pis en se questionnant sur la réalité de son présent.
Dans cette fable onirique, Jiri Benovsky décrit la quête de l’identité chez l’enfant. En plus d’un récit d’aventure singulier, l’auteur distille d’authentiques concepts philosophiques. Il les met en scène de façon audacieuse dans un univers luxuriant et coloré, fourmillant de détails tapis dans les clair-obscur. Il souhaite ainsi les rendre accessibles au plus grand nombre.
À la fin, une postface revient sur les principaux thèmes philosophiques de cette belle histoire mais aussi sur les atouts et difficultés de l’IA.

Mon avis
Après « Initial_A » de Thierry Murat qui est français, c’est au tour de Jiri Benovsky, suisse de faire une bande dessinée avec une IA. Bien que de nombreuses personnes montent au créneau en disant que ce n’est pas bien. Ces deux ouvrages prouvent qu’avec un outil, on peut faire des choses bien différentes. Dans « Mathis et la forêt des possibles », nous voilà plongé dans un monde merveilleux avec des êtres étranges et fabuleux. Nous aurons un grand choix puisque le petit garçon enfreint les ordres de ces parents et découvrent un univers complexe et riche. Par le biais de lucioles, le voilà avec un double. Quelqu’un peut l’aider et cela lui demande de faire face à ces peurs. Le lecteur l’accompagne dans son périple.

L’aspect esthétique joue un grand rôle dans l’ouvrage. Surtout que le bédéaste fait déjà le choix de mettre des fonds de page noirs. Cela contribue grandement à l’aspect fantastique. Les visages sont grandement expressifs que cela soit du héros, la démone salamandre ou de l’araignée. C’est l’émerveillement assuré et qu’importe son âge. Au final tout redevient comme avant et on est ravi de cet happy end. Pour mieux comprendre les subtilités du scénario, le créatif nous donne des explications dans un dossier assez complet. Il partage son point de vue sur l’utilisation de l’IA via Mindjourney pour son ouvrage. Simplement, il aborde les problématiques comme quoi cela sera plus simple, le manque de créativité, la réduction de l’investissement, l’accessibilité à tous… Cette partie est d’une grande dimension car il répond à l’ensemble des inquiétudes des lecteurs d’hier. La bd de demain sera encore et toujours plus riche, audacieuse et controversée. Donc affaire à suivre.
Une bande dessinée jeunesse pleine de magie et de merveilleux. L’IA peut être aussi au service de la créativité.

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