
La discrimination envers les femmes ne datent pas d’hier. Un petit voyage dans le temps et dans les sciences humaines pour comprendre pourquoi être misogyne semble si normal. Dorénavant, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
4e de couverture
Pourquoi y a-t-il autant de portraits de Cléopâtre à poil ? Pourquoi les psychopathes des séries TV sont-ils si séduisants ? Comment expliquer le manque d’empathie de certains policiers ? Pourquoi entend-on soudain parler partout de « dépendance affective” ? Et, est-ce que les femmes se font passer pour plus bêtes qu’elles ne sont ?
… Autant de questions qui empêchent Erell Hannah de dormir la nuit ! Bien décidée à obtenir des réponses, l’autrice farfelue part alors mener l’enquête auprès de scientifiques, de sociologues, et de militantes, et nous partage ses réflexions, plus ou moins sérieuses !
Sous les pinceaux de Fred Cham, les mots d’Erell Hannah s’animent en BD à la fois drôles, tragiques et informatives pour décortiquer les sujets d’actualité avec un angle féministe. En 5 chapitres thématiques, ils peignent un portrait saisissant du sexisme qui infuse toutes les facettes de notre société, de la justice à la pop culture, en passant par la science, l’histoire et les relations amoureuses.

Mon avis
Quelle lecture percutante, instructive et drôle comme il est bien rare d’en lire. Le ton est donné dès la couverture où l’on voit une femme, représentant Erell Hannah, surprise, quand une pléthore d’hommes disent ensemble « Pas tous les hommes » quand on dit qu’ils abusent. Et oui, quelle nana n’a jamais entendu cette phrase quand elles se plaignent d’attitudes déplacées, grossières, violentes d’un mec à son encontre ou une personne de son entourage. A croire que les misogynes et les agresseurs sont très rares. Que cela soit l’actualité ou soit le taux de plainte pour agressions et viols (qui n’aboutissent à rien) ou soit les conclusions du haut conseil de l’égalité femme homme, les résultats sont tous exécrable. A moins, que derrière tout ça c’est juste un bonhomme et ce n’est pas possible. On comprend que c’est sociétal et systémique. Pourquoi les mentalités évoluent assez peu depuis l’Antiquité? La scénariste à travers de nombreuses courtes histoires nous l’explique avec un humour décapant et des sources.

Certes on évoque l’Antiquité, pourrait-il en être autrement? Mais toutes les époques sont abordées. Les arguments dit scientifique pour prouver l’infériorité sont tous facile à contrer tellement c’est ineptes et tordues. Bien entendu, les communautés de couilles les valorisent car elles vont dans leur sens. Par chance de tout temps, des femmes ont su faire la différence et montrer leur intelligence. Quoi l’intelligence ne se trouve pas dans les testicules? Incroyable. On apprend, découvre, s’émerveille, s’amuse… Quelques pages suffisent pour faire du sens. Rien de tel pour enrichir notre esprit critique et plus interroger les pseudos faits. D’autant plus, que l’on cela continue de nos jours avec des inepties qui se poursuives encore et encore. Par conséquent, il faut avoir cette bande dessinée dans sa bibliothèque personnelle. La relire par moment et la conseiller à tout son entourage. Dans la lignée de Titiou Lecoq, Mona Chollet, Benoîte Groult, on peut dorénavant rajouter la sociologue et psychologue Erell Hannah. Et garder un oeil sur son blog ilsabusentgrave.com dont son issue les récits.
Les femmes valent autant que les hommes, un jour peut-être cela deviendra un fait indéniable. Pour l’instant, il faut se battre pour le faire valoir.

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