
Les arcades politiques sont toujours pleines de mystère et très obscures. Quand la presse vient mettre son nez dans les petits arrangements entre gens de pouvoir, ça fait mal. Par chance, tout finira toujours bien pour les coupables.
4e de couverture
C’est l’histoire d’un tandem improbable. Un énarque ambitieux est élu président de la République. Un type baraqué et culotté devient l’un de ses plus proches collaborateurs. Il donne des ordres aux fonctionnaires en costumes gris, il connaît tous les potins du Palais, on le craint. Un 1er mai, il se déguise en policier. Il est filmé en train de tabasser un jeune homme. Bizarrement, le président ne le vire pas. Pour Alexandre Benalla comme pour Emmanuel Macron, c’est le début des emmerdes. Dans cette histoire, il est question de barbouzes et de technocrates, de judokas et de footballeurs, d’armes à feu et de pistolets à eau, de gros virements et de cash. On jure de dire toute la vérité et on bidonne des vidéos. On traîne dans des bars à chicha et des palaces. On voyage d’Évreux à N’Djamena. Benalla & Moi, c’est l’histoire d’un nouveau monde rattrapé par l’ancien.
Tous deux journalistes au quotidien Le Monde, ARIANE CHEMIN et FRANÇOIS KRUG ont révélé et suivi l’affaire Benalla. Ils s’associent au dessinateur JULIEN SOLÉ pour raconter ce feuilleton riche en rebondissements et en révélations sur les coulisses du pouvoir.

Mon avis
Qui n’a jamais entendu parlé de l’affaire Benalla? Un mec qui fait la sécurité auprès du président de la république décide d’aller frapper des manifestants pendant les gilets jaunes. Rien d’anormal tant que la vidéo amateur le filmant ne se diffuse et que personne ne le reconnaît. Par chance, peu de temps après les évènements rien ne sort dans les médias. Mais à un moment cela finit par sortir. Au début, c’était juste un petit abus de pouvoir. Plus les recherches des journalistes du Monde avancent et plus les informations compromettantes et choquantes s’accumulent. Comment vouloir croire l’honnêteté des politiques?
Crapules et compagnie, avec son réseaux d’amis et son carnet d’adresses, s’est toujours tout permis. De l’audace, de la confiance en soi et la flatterie de qui il faut, voilà ces talents. Après, sans le scandale on lui a juste taper sur les doigts en lui laissant son salaire. Scandaleux. Et au final, il a juste perdu son job sans s’inquiéter pour en trouver d’autres. Surtout il n’est jamais inquiété par la justice. Comme quoi, il y a bien différents niveaux de justice selon son statut social, son budget et son réseau encore. Etre malhonnête est normal dans les hautes sphères de l’état et les affaires ne manquent pas. Et même reconnu coupable, qu’on t’il comme peine? Pas de prison pour aucun ancien président, ministre, député… Une preuve que les journalistes ont bien un rôle très important pour dénoncer ces abus de pouvoir. Après, les scandales se succèdent et s’oublient. Il reste juste un sentiment de défiance envers les politiques.
Une lecture qui montre le pouvoir du journalisme qui dénoncent la corruption si ordinaire.

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