
Les lois deviennent de plus en plus liberticides. Par conséquent, des citoyens décident de se rassembler et de manifester. L’espoir est maintenu le temps que la police réprime.
4e de couverture
Etat policier, guerre à l’arme chimique, urgence environnementale… C’est dans une société terrifiante qu’Hannah et Johnny essaient d’avoir un enfant.
Entre deux manifestations pacifistes, Hannah s’occupe de personnes âgées, encourage son compagnon à leur construire une maison dans la forêt, tente de trouver un sens au monde qui l’entoure et la force de rêver à un avenir meilleur.

Mon avis
Hannah souhaite cultiver l’espoir d’un monde meilleur. Alors aider de ces amies, elle manifeste pour montrer leur désaccord. L’état policier est omniprésent et très puissant. Plus ils agissent de manière pacifique, plus la répression est violente. Les coups tombent tout comme les bombes lacrymos et les arrestations progressent. Malgré tout cela, elle veut absolument avoir un enfant. Malgré des rapports sexuels fréquents, des postures pour conserver le sperme rien n’y fait. Sa volonté en surprend plus d’un. Pourquoi vouloir agir ainsi au vu de la situation catastrophique du monde?
La lecture est assez étrange dans cet album d’Eleanor Davis. Pourquoi en effet vouloir un enfant dans un mon monde qui périclite? D’autant plus que la bédéaste insiste sur la noirceur. Le compagnon d’Hannat est un tire au flanc. Ils vivent en couple dans une camionnette. Le gars doit construire une maison en dure avant l’arrivée de l’hiver. Il a un pote qui se méfie de la surveillance intensive surtout avec les drones. Ses propos fous étaient réalistes puisqu’il se fera assassiné par une de ces machines. Quel espace de liberté reste t’il? Comment ne pas être fiché pour éviter d’être emprisonné, expulsé du pays voir tuer? Il faut rester chez soi et ne pas penser. Une vision de l’avenir assez sombre et sans aucun optimisme possible. Pourquoi finir avec la naissance d’un enfant? Pourquoi s’attarder sur plusieurs doubles pages où l’on ne voit que le poupon? Faut-il nier la réalité pour laisser place aux hormones de la natalité? C’est une vision court-termiste. La critique de la société et l’importance de l’écologie ainsi qu’un changement de rythme, n’aboutissent à rien. Les émotions bien que très appuyer ne nous ont pas touché. Il y a un truc d’inabouti malgré le potentiel.
Un album qui souligne que l’absence de liberté n’empêche pas l’illusion.

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