
Le quotidien ne manque pas de piquant. Margaux Motin en sait quelque chose. Elle partage son expérience de créatrice, d’épouse, d’addict aux chaussures, de maman, de soeur, de copine…
4e de couverture
La théorie de la contorsion décrit de façon humoristique les aventures parentales, professionnelles de Margaux Motin : cette trentenaire doit mener de front sa vie de femme mariée à un fan de jeux vidéo qui ne comprend décidément rien à la mode, son rôle de jeune maman d’une petite fille adorable mais envahissante, et sa carrière d’illustratrice freelance décontractée mais désespérément solitaire.
La chronique tendre et drôle d’une femme moderne…

Mon avis
On aime la fraîcheur et l’impertinence de Margaux Motin. Elle se dévoile dans son entièreté, sa loufoquerie et son humour. Il n’est toujours facile de combiner ses différentes facettes. Etre une épouse, une femme et une copie, cela peu assez bien aller ensemble. Mais quand vous rajouter une petite fille, pleine d’énergie et d’imagination cela change tout. Vous vouliez rester dans votre lit le matin car votre mère ne peut pas vous forcer à vous levez. Pas de bol, votre progéniture sait vous poussez au-delà de vos limites. C’est mignon et assez amusant. Aucun doute que plus d’un parent saura se renaître dans ces situations. Et elles ne manquent pas comme le partage d’un thé imaginaire ou des jeux avec des personnages dans le bain. Les bambins possèdent moins de frein pour tout créer, imaginer et faire. Parfois, on les regarde en enviant leur liberté dans leur corps et leur innocence.

Rassurez-vous ce n’est pas qu’un album d’une maman qui s’émerveille de sa fille, la plus belle chose au monde. C’est un élément important dans la vie de Margaux Motin. Tout comme sa passion irraisonnée pour les chaussures, quitte à se mettre dans le rouge. Les soirées arrosés avec les amis où il faut gérer le lendemain la gueule de bois bien présente. Elle n’a pas de tabou et ose tout dire. Ainsi que l’on soit une épouse ou une célibataire, on se reconnaît ici et là ou parfois c’est une copine que l’on voit.
Le moment où elle choisit un tee-shirt blanc sans soutien-gorge fait ressortir ces tétons. Elle n’avait pas fait attention. Le regard des gens sur cette zone est d’une grande diversité et surtout le symbole de la sexualisation des femmes. On le voit sur Instagram ou Facebook qui censurent les tétons des femmes. Cela choque, gène, dérange… C’est impudique. Alors qu’un homme torse nu est séduisant. Les mouvements free boops viennent aussi bouleverser ces références d’un autre temps. Un téton de femme n’est pas un objet sexuel pour le mâle. Et non, c’est juste un téton comme un nombril ou un nez. Est-ce la bédéaste défend un point de vue féministe? Absolument pas. C’est un regard extérieur que l’on posé sur ce gag de quelques pages.

Bien que même en 2023, cette bd soit toujours catégorisée dans girly, il ne faut pas y voir forcément y voir des histoires superficielles. D’ailleurs, quand un mec raconte sa vie, on ne le catégorise pas. Il y a des papas qui racontent leur vie aussi et ce n’est pas boysly. Fermons cette parenthèse. Il ne devrait pas y avoir de jugement sur ce que préoccupe les femmes, si c’est assez intelligent ou pas, superficielle ou pas. D’ailleurs on dit que c’est léger, néanmoins on ne va pas dire que de nombreuses de séries SFFF avec des nanas à moitiés nues avec des grosses poitrines se révèlent d’une grande profondeur. C’est principalement pour mater pour changer un peu du porno gratuit dégueulasse. Bref. Au final, cela reste sympathique et divertissant. Cela donne envie de suivre tout le travail de Margaux Motin qui a du changer.
Simple, efficace et drôle, les nanas ont des choses à dire et à affirmer. Fini la princesse délicate, bonjour la meuf qui boit, qui pète et adore dire des gros mots. La Baronne de Rothschild peut aller se rhabiller.

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