Quand on débute dans un domaine, on veut tout de suite être le meilleur. Par conséquent, on fait un peu n’importe quoi. Très vite, les limites peuvent être dépassées.

4e de couverture
Seth est un aspirant sorcier de la région des Pompo Hills. Comme tous les sorciers, c’est un « infecté » : un des rares êtres vivants ayant survécu au contact des Némésis, ces créatures tombées du ciel qui contaminent et déciment tous ceux qu’elles touchent. Son apparente immunité lui a fait choisir une voie qui lui semblait toute désignée : devenir Chasseur et combattre les Némésis.
Mais plus que ça, Seth souhaite s’engager dans une quête qui dépasse la simple chasse aux monstres… Entouré d’une faction de sorciers, il parcourt le monde à la recherche du Radiant, le berceau présumé des Némésis, sous l’œil terrible de l’Inquisition…

Mon avis
Dès la couverture, on voit que ce n’est pas un manga japonais. Le pâte made in France est flagrante. L’hexagone est le deuxième pays au monde à lire des mangas. Il y a plusieurs générations qui ont été baignés par cette culture nippone. Rien de plus normal qu’il mélange les codes du manga et de la bande dessinée franco-belge. Tony Valente se lance avec une série en dix-sept tomes. Le succès est au rendez-vous car l’histoire a été traduite en japonais et vendu au pays du soleil levant.

On retrouve un adolescent prétentieux et orgueilleux qui veut à tout prix être le meilleur et tout de suite. Il fonce tête baissé pour tuer une némésis. Bien entendu, il se trompe et attire les foudres des habitants locaux. La peur engendre la violence et l’incompréhension. Ici, c’est le sorcier qui incarne l’incertitude. Le choix d’un jet de cailloux semblait la meilleure réaction. L’arrivée d’un groupe de brigands avec un oeuf de némesis change la donne. Le gamin se débarrasse des deux ennemis et gagne un peu de confiance en lui. Sa cheffe est ultra mécontente de son attitude irréfléchie et doit rattraper ses bourdes. Pour la peine, elle l’envoie se former auprès d’une pointure.

Très vite, on se sent rassuré par la structure assez classique. Les fans de shonens vont être ravis du mélange des manga/bd faîtes avec beaucoup d’ingéniosité et de subtilité. On pouvait espérer secrètement plus d’audace et de folie. La cible avec les pré-adolescents et l’adolescents vont facilement se retrouver dans le héros. Impossible de ne pas s’identifier. Surtout que comme eux ils sont en quête de leur identité, de leur place, de leurs envies. Son côté caractériel , lunatique est très réaliste. On apprécie les quelques références comme la Némésis. C’est la personnification de la vengeance divine qui s’exerce contre les hommes qui chercher à échapper à leur destin. Par conséquent, ils ne devraient rien craindre s’ils vont de l’avant. Mais les sorciers les tuent. On nous propose une réflexion sur leur rôle et aussi d’où ils viennent. C’est là qu’on découvre le sens du titre « Radiant ». Est-il réel ou est-ce une fiction? Nous le saurons par la suite bien entendu. Néanmoins, l’engouement n’est pas au rendez-vous. C’est trop chargé et trop dense pour poser le cadre. Il faut une meilleur gestion du rythme.

Une lecture qui montre la richesse créative française. On sent un potentiel qui reste encore à raffiner.

L’avis Les Blablas de Tachan : « Je ne m’y attendais pas, j’avais même hésité à le prendre, mais Radiant fut vraiment une belle surprise, un manfra qui m’a vraiment convaincue et donné envie de lire la suite malgré les petits réglages qu’il lui reste à faire. Sur une base d’histoire d’héroïc fantasy classique, l’auteur creuse un sillon plus sombre et complexe qui me semble prometteur et invite à l’aventure et au voyage. « 

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