Direction la Yougoslavie pour des championnats du monde. Yawara et Fujiko sont sélectionnées. Mais vont-elles arrivées à avoir des médailles d’or?

4e de couverture
Depuis toute petite, Yawara Inokuma a été entraînée par son grand-père Jigorô Inokuma, un champion de judo, qui voit en elle une future star de la discipline.
Mais contrairement aux attentes de son aïeul, la jeune fille ne rêve que de mode, d’amour, d’idol… Bref, elle n’aspire qu’à une vie d’adolescente ordinaire, loin des entraînements et des compétitions.
Mais c’est sans compter son talent inné pour le judo, que son entourage ne lui permettra pas d’oublier…!

Mon avis
C’est toujours aussi plaisant de retrouver Yawara. Il faut quelques temps entre deux tomes quand même. Les clichés autour des femmes et la perversion des hommes à des limites. En effet, c’était à la mode à une époque. Le manga est prépublié entre 1986 et 1993, même s’il est publié en France en 2023. Des femmes qui se font des coups bas pour séduire un homme est insupportable. C’est très récurrent. Là d’ailleurs, cela aura un impact considérable. Notre héroïne est blessée moralement que Matsuda ne soit pas présent pour elle. Qu’est-ce qu’elle est naïve. Elle croit bêtement tout ce qu’on lui dit. Une vraie oie blanche. Cela devient assez vite énervant.

Seules celles qui sont méchantes sont stratèges, manipulatrices et intelligentes. Un dualisme éthique et respectueuse bien trop marqué pour être vraisemblable. Plus une femme à de la volonté, de l’implication et plus son physique est masculin. Même son attitude se dirige vers l’agressivité et la violence. Les traits hommes/femmes discriminant restent trop prégnants. Heureusement que derrière ces récits cruels cul cul la praline se cache du sport.

Ce supoko, nous propose un grand choix de matchs et de nombreuses prises. Naoko Urasawa maîtrise grandement le rythme. On n’a pas le temps de s’ennuyer, surtout que l’on suit deux personnages. Autour se place le voyage en bus, avion et taxi de Matsuda, l’entraineur de judo qui drague toutes les filles qui passent, Yawara qui s’interroge sur ces sentiments… Bien entendu l’humour est toujours de rigueur. Le papi s’énerve quand les choses ne vont pas dans son sens. Il mange n’importe quoi comme les coquilles avec les cacahouètes dedans. Matsada se fait houspiller par sa famille pour son choix de vie et il lui arrive tout le temps des contretemps. Les exemples ne manquent pas. On est raie de ces petites pauses. Le combat final arrive avec l’arrivée du preux chevalier servant. Est-ce que cela modifiera la suite? Suspens.

Une lecture joyeuse, drôle, divertissante et féminine qui nous fait autant aimer le manga que le sport.

L’avis Les Blablas de Tachan : « Certes, il traîne trop en longueur. Certes, il est maladroit dans sa mise en scène des défaillances de son héroïne. Mais il reste cocasse, amusant, grinçant même dans sa représentation des compétitions sportives de haut niveau et de ceux qui gravitent autour (journalistes, entourages, sponsors et profiteurs divers). C’est donc au final les personnages secondaires tels que Fujiko et son judo de ballerine, et Matsuda et son rocambolesque voyage à travers la Yougoslavie pour retrouver Yawara, qui m’ont procuré du plaisir sur ce tome inégal et plus faible mais pas inintéressant »

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