Le corps de Marina a été découvert. Dorénavant la police cherche le criminel. L’avenir de nombreux enfants semblent compromis.

4e de couverture
Le corps sans vie de Marina a été retrouvé. Mais Shizuka, imperturbable lors des interrogatoires de la police, continue de s’adonner aux préparatifs de son voyage. Azuma, de son côté, fait tout son possible pour dissiper le moindre soupçon. Une fois les vacances d’été arrivées, Shizuka se rendra enfin chez son père à Tokyo, avec Takopi à ses côtés… Mais la jeune fille y trouvera-t-elle seulement ce qu’elle espère ? La série phénomène qui a secoué la planète manga !

Mon avis
Nous avions terminé le premier tome de façon dubitative. Une forme d’espoir émerge dans ce début de lecture. Puis très vite, on retrouve la sidération d’avant. Shizuka n’est pas seulement une enfant pauvre et malheureuse. Elle a des troubles mentaux. Tuer deux enfants pour savoir si dans leurs entrailles elle trouve les restes de son chien, lui semble évident. Avoir été abandonné par son père qui a une nouvelle famille et une mère qui l’a abandonné est un terreau certes fertile à quelques faiblesses psychologiques. Comment une enfant de 9 ans peut vivre seule dans une maison? Qui paie le loyer? l’eau? l’électricité? la nourriture? les fournitures scolaires? Pourquoi l’enseignent n’agit pas en cours au vue du physique rachitique et salle de l’enfant? ainsi que de l’état de sa table en cours avec des insultes gravées?

Tout semble normal et banal. Après tout on accepte l’idée d’un extraterrestre à l’apparence d’un poulpe. Il vient de la planète Happy et est d’une grande naïveté. Violence physique, harcèlement scolaire, humiliation, le meurtre lui semble tout à fait normal. Niveau esprit critique : pas beaucoup plus élevé qu’un enfant de 3 ans. Mais quand il vit dans son corps l’agression, il a une révélation. Toutefois, comment peut-il émettre un jugement sur le bien et le mal? Le mangaka choisit que la vision inné de l’humain apparaîtra.

Taizan 5 amplifie sa découverte de la valeur humaine à travers les autres personnages. Marina est aussi une criminelle et elle est ravie de son acte. Puis pour Shizuka, elle continue à tuer et massacrer comme si c’était une chose aisé, facile et évidente. Les choses partent loin et c’est ultra violent.

L’expression avec la haine, la colère deviennent flagrante. Le trait devient plus dense et plus sombre. On reste pantois face à tout ça qui n’a pas vraiment ni queue ni tête. Pourquoi finir en plus avec un happy end avec le choix d’aider les deux filles qui deviennent meilleures amies? On a l’impression que c’était pour clôturer au plus vite et au plus facile. Au final, on se demande qu’elle est la cible de lectorat. Ado? Adulte? Amoureux des meurtriers? L’avertissement sur la violence devrait être mise en première de couverture. Les gens seraient prévenus à minima de ce qu’ils vont vivre.

Une lecture étrange et dérangeante qui montre une corrélation entre violence et pauvreté. Rien de mémorable.

L’avis Les Blablas de Tachan : « Oeuvre au final assez atypique, Takopi a su me surprendre par la façon dont l’auteur est finalement arrivé à sa conclusion après bien des détours. C’est souvent touchant, parfois excessif mais résolument percutant et indéniablement juste au final. « 

L’avis de l’Apprenti Otaku : « plusieurs relectures me semblent nécessaires pour véritablement percevoir toute la profondeur de cette histoire, qui trouve déjà un écho très fort chez moi. Ainsi, au vu de la façon dont le titre a réussi à s’insinuer dans mon esprit, je serai tenté de dire que Taizan 5 a parfaitement réussi son coup, et a proposé un titre véritablement remarquable, percutant et puissant. »

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