L’univers magique des lutins et farfadets connaît une crise sans pareil. Un étrange champignon dévore tout sur son passage. La survit de tout le monde est mis en cause.

Fifrèle a bien grandi. Elle a pris conscience que la maîtrise de ses pouvoirs demande beaucoup d’investissement. Cela est tellement différent que lorsqu’elle était enfant. Tout semblait si facile. Dorénavant, elle peine à faire pleuvoir. Même sa meilleure amie, Bigarée, l’abeille prend un nouveau départ. Elle a rencontré l’amour et va fonder son foyer. Un fort sentiment de lassitude commence à l’habiter. Et quand un garçon débarque du domaine champignon pour lui poser des questions sur la pluie, elle s’énerve. Miette qui devait donner un coup de main pour l’arrosage lui suggère l’idée qu’il est peut être intéressé par elle. « Mais non, ça va pas la tête! ». Elles ne vont pas s’éterniser sur le sujet. Quelque chose de préoccupant mérite que l’on s’y attarde. Il pousse quelque chose d’étrange qui ressemble à des champignons dans les plantations. Les moussus viennent à sa rencontre car leur monde a été envahit par cette chose. Ils n’ont plus d’endroit pour habiter. Elle et les voisins proches ouvrent leurs portes aussi à ces réfugiés. C’est difficile d’accueillir tout le monde. Il faut que les autres les aide. Surtout que le problème est plus important que prévu et prend des proportions gigantesques.

L’héroïne a grandi et les problématiques deviennent plus sérieuses. Dès le début, Arnaud Boutle nous met face à deux éléments importants. D’une part, avec une espèce invasive qui détruit l’équilibre de l’environnement. Et cela se fait par le biais d’une pollution humaine, à cause des bidons jaunes avec le symbole toxique dessus. C’est une façon de montrer le déchet nucléaire. Ce produit est d’une grande dangerosité car il a transformé le blob en quelque chose d’invasif et d’étouffant. Il n’est ni un animal, ni une plante, ni un champignon. C’est un organisme vivant unicellulaire d’aspect gélatineux ou compact. Le bédéaste a du s’inspirer des films d’horreur des années 60 comme « The Blob » avec Steve McQueen. D’autre part, il évoque les réfugiés climatiques. Ils ont du partir de chez eux car c’est devenu invivable. Même si les habitants qui déménagent ressemblent à des tortues et grenouilles, comment ne pas faire le parallèle avec l’actualité. De nombreux individus ont du partir de chez eux et se sont retrouvés face à des frontières fermés. Il montre également que cela peut arriver à bien des gens qui se pensaient non concernés. Le côté mignon et merveilleux est moins présent qu’auparavant. Surtout que l’histoire se déroule en deux tomes. Le contexte est planté et rien de très positif n’en ressort. Par conséquent, la suite sera truffée de belles choses. Il va falloir patienter dorénavant pour notre happy end.

Un tome critique et sans demi mesure sur la pollution qui a des conséquences pour toute la population.

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