
Pour amuser toute la population, il faut des jeux. Ainsi dans les arènes, on vient admirer des gladiateurs. Des individus qui s’impliquent à divertir pour assurer leur survivance.
4e de couverture
Du doc qui se lit comme une BD ! L’univers des gladiateurs fascine, mais de nombreuses idées reçues circulent à son sujet. Découvrez enfin la réalité de la vie de ces guerriers vedettes de l’Antiquité romaine en plongeant dans le quotidien de deux jeunes gladiateurs, Acco et Dama. Le premier a seize ans. Gaulois pauvre, il a fait le choix de la gladiature pour survivre et s’enrichir. Il apprend son métier aux côtés d’autres adolescents, dont Dama, une jeune esclave romaine.
Lorsque l’empereur décide d’organiser de grands jeux à la capitale, les deux jeunes gladiateurs sont envoyés combattre dans l’enceinte du célèbre Colisée ! Une aventure au coeur de la gladiature romaine, agrémentée d’informations techniques et validée par un spécialiste de la période, qui sera l’occasion de comprendre en images le fonctionnement de la société antique et de ses cruels divertissements : d’où venaient les gladiateurs ? Comment se battaient-ils ? Mouraient-ils tous dans l’arène ? Comment fonctionnaient les jeux ? Enfin, vous saurez tout sur les gladiateurs !

Mon avis
Quand on évoque les gladiateurs, impossible de ne pas penser au film éponyme de Ridley Scott. Le scénariste s’est inspiré de faits réels qu’il a beaucoup romancé. Il existe quelques documentaires où des historiens expliquent ce qui est erroné. Mais ce n’est pas adapté à de très jeunes enfants. La collection « Les docs BD » chez Milan propose de vulgariser avec beaucoup d’intelligence certains sujets. Là, on découvre les gladiateurs qui évoquent par conséquent la vie romaine, l’esclavagisme, la mode, la cuisine… sans omettre la valeur sociale d’un individu. En devenant gladiateur, on a le possibilité de devenir libre qu’importe son pays d’origine, son sexe, sa couleur de peau, son physique… Un rêve que tout caresse avec ravissement.
Pour y arriver, il faut s’entraîner durement. Auparavant, le responsable des esclaves désigne notre rôle entre hoplomaque, thrace, mirmillon, rétiaire, secutor ou provocator. Chacun possède des protections et des armes spécifiques. C’est périlleux si l’on ne maîtrise pas son art et que l’on n’est pas attentif. Même si les représentations de ces sportifs restent presque uniquement masculine, il y avait des femmes. Comme quoi, il n’est nullement question de virilité pour faire le boulot. C’est une vision masculiniste moderne. Là aussi, ce n’était pas le royaume de la couille non plus contrairement à « Gladiator ». Sans omettre le récit binaire avec gentil/méchant, honnête/malhonnête, fidélité/trahison. La réalité était plus complexe. Le but était le divertissement des masses. Derrière, il y avait des paris, du travail de nombreux métiers, l’identification des figures de l’autorité… Les sportifs jouaient un rôle nécessaire dans la cité.
Tout nous est expliqué en détail. Les auteurs vont à l’essentiel, sans pour autant aller à la facilité ou le mensonge. Il y a du respect du lecteur avec la volonté de ne pas niveler par le bas. L’équilibre texte et dessin est très bien trouvé. La grande taille de police et les interlignes permettent d’apporter de la légèreté. Tout est fait pour piquer la curiosité et inciter à tourner les pages. Par la suite, on veut en apprendre plus. Peu d’ouvrages permettent cela. Comment ne pas avoir envie de lire d’autres bd sous cette forme après?
Une bd précise, ingénieuse et accessible pour découvrir le monde des gladiateurs à destination des enfants. Impossible qu’il n’ait pas envie de poursuivre leur lecture par la suite.

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