Pas de chance pour vous, vous êtes mort. Seulement vous pouvez choisir ce que vous voulez faire dans l’au-delà. Etes-vous prêt à faire les bons choix?

4e de couverture
Bienvenue dans l’Au-delà ! Vous avez l’éternité devant vous pour apprendre à naviguer à travers les possibilités vertigineuses ouvertes par Jason Shiga dans ce nouveau livre-jeu plus drôle et diabolique que jamais ! Clin d’œil au potentiel combinatoire de la bibliothèque de Babel imaginée par Borges, ce livre vous demandera de déployer toute votre ingéniosité afin de vous inventer une vie après la mort qui soit à la mesure de vos rêves !

Mon avis
Quand on voit le nom de Jason Shiga, on s’enthousiasme de la lecture. On se souvient de « Bookhunter », « Vanille ou Chocolat? » ou « Demon ». Par conséquent, « L’au-delà » devrait être aussi un vrai bon moment de lecture. Toutefois, ce vent d’audace et de nouveauté ne se fait pas sentir. En effet, le livre dont on est le héros n’est plus une nouveauté. Dans « Vanille ou Chocolat? » c’était vraiment surprenant. Cela faisait tellement longtemps qu’un dessinateur n’avait pas osé cela et surtout à destination d’un public adulte. Puis, il a publié « Le Léviathan » sur le même principe. Dorénavant, on connait le système. On part d’un récit de base et par la suite c’est au lecteur de construire son aventure par rapport à ces choix qui l’emmène à certaines pages. C’est plaisant d’avoir le pouvoir. Mais la trame ici est moins palpitante et mystérieuse malgré les références littéraires. On meurt dès le début qu’importe ce que nous choisissons. Nous arrivons dans l’au-delà. Quelques livres permettent de vivre des choses originales. Néanmoins la diversité n’est pas au rendez-vous. Le héros veut épouser une fille et va tout faire pour y arriver. L’émotion est absente. Seule la fin permet de voir un potentiel dans des rebondissements. L’idée s’effleure uniquement. Même si on passe un moment sympathique, on s’ennuie un peu. En tout cas, cela incite à relire les autres ouvrages de Jason Shiga car on sait le potentiel de l’artiste.

Une aventure qui manque un peu d’élan et de souffle. Le héros que nous sommes se fatigue vite.

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