En brave gars, Tintin propose de donner un coup de main à un égyptologue. Rien de tel qu’un mystère pour réveiller l’âme du journaliste et de son compagnon, Milou. Seulement parfois, cela peut cacher des enjeux qui dépasse un simple quidam.

4e de couverture
Alors qu’il est en croisière sur un paquebot, toujours accompagné de son fidèle chien Milou, Tintin fait la connaissance du lunatique Philémon Cyclone. Egyptologue, celui-ci propose à Tintin de l’aider à rechercher le tombeau du pharaon Khi-Oskh.
Une fois à terre, Tintin est arrêté par deux détectives, Dupond et Dupont, qui découvrent sur lui un paquet rempli de cocaïne. Contre toute attente, Tintin s’échappe et rejoint l’égyptologue.
Un fois le tombeau ouvert, Tintin perd la trace du professeur Cyclone, avant d’être lui-même victime d’un gaz soporifique. Avant de tomber dans un profond sommeil, il découvre une étrange boîte de cigares dans le tombeau…

Mon avis
Je vais partie des rares personnes qui ont détesté Tintin en le découvrant dans leur jeunesse. Par acquis de conscience, j’avais toute la série pour savoir exactement mon ressenti. 20 ans plus tard, il faut se replonger dans un tome pour tester notre esprit critique. Un ouvrage acheté pour faire découvrir cette référence à mes neveux qui ont grandi avec les mangas. La bande dessinée est une lecture encore assez expérimentale. Mais il n’est jamais trop tard pour découvrir l’univers derrière le packaging. Le hasard à choisi « Les cigares du pharaon » et le sentiment d’énervement arrive trop vite. Tintin est vraiment un gars insupportable. Egocentrique, narcissique, autoritaire… il pense à lui avant les autres. Il se croit le roi du monde. L’excès de confiance, il ne connaît pas. Et tout lui arrive à lui, que cela soit du très bien ou du très catastrophique. C’est dommage qu’Hergé n’a pas eu la même chose qu’Arthur Conan Doyle et n’a pas tué son héros. En espérant que la pression populaire ne lui redonne pas vie non plus.

Pourquoi y a t’il une telle fascination pour cette série? Je trouve que Lucky Luke, du moins ceux de Goscinny, était pétillant, drôle et ingénieux. Là, on a un personnage que l’on a tout le temps envie qu’il meure, qu’il se casse une jambe, qu’il se fasse enlever et assassiné. Mais non, il s’en sort toujours grâce à ces amis et son entourage. Pourtant, il n’est pas spécialement gentil et à l’écoute de ces amis. La seule autre personne qu’il aime à part son reflet dans la glace est son chien. Heureusement qu’il est là pour le rendre plus sympathique. L’histoire est vraiment tiré par les cheveux avec le trafic d’armes. Bien qu’Hergé a réalisé des recherches pour le contexte des histoires, c’est un peu trop capillotracté. Des choses m’ont dérangé outre l’absence de femmes (à part la Castafiore), se sont par exemple des propos teintés de racisme. « Voyez-vous, nous tournons une superproduction intitulée « Haine d’Arabe » ». Même la remise en question, n’excuse pas tout. Le culte de la supériorité de l’homme blanc et qu’il est le seul à pouvoir résoudre des problèmes complexes à ces limites. Je vais tout de même laisser une chance à Tintin puisque l’on m’a convaincu de lire le meilleur album « Objectif Lune ».

Une lecture décevante il y a 20 ans et toujours pareils dorénavant. Tintin n’arrivera jamais dans ma bibliothèque personnelle.

Laisser un commentaire