
Les criminels pensaient rester tranquilles. Mais c’était sans compter sur la détermination de Dick Tracy. Une fois qu’il identifie une cible, il ne l’a lâche pas.
4e de couverture
Dick Tracy est un comic strip policier américain créé par Chester Gould le 4 octobre 1931 dans le Detroit Mirror. Son personnage principal, un détective très intelligent, appartient à la culture pop américaine.

Mon avis
Quand on parle du polar en bande dessinée, impossible de passer à côté à la référence de Dick Tracy. Rien de telle qu’une ville de Chicago pour baser son récit. La ville de la criminalité où l’on trouvait des mafieux sans pitié ne vient pas de nulle part. Une police plus forte s’impose pour faire revenir la paix et surtout réduire les cadavres qui s’accumulent. Le terreau d’inspiration est là pour Chester Gould. Cela n’y est pas pour rien dans le succès de sa série dans la presse. Futuropolis propose en 1982 d’imprimer des intégrales pour découvrir ou redécouvrir des classiques américains. Il n’est jamais trop tard pour lire les séries phares qui ont influencé autant le comics que la bd franco-belge.
Le volume 2 est consacré uniquement à M. Mintworth. Cet homme n’a pas à travailler. Il bénéficie de la fortune familiale qu’il dépense à loisir. Sa mère le laisse faire car elle l’aime. Malheureusement pour lui, il a failli se faire escroquer par une femme. Heureusement Dick Tracy était là pour attraper la criminelle. A partir de là, il surveille le richard. Comme il n’a aucune idée du travail et de l’argent, il fait n’importe quoi. En plus, il n’est vraiment pas malin. Par conséquent, c’est une cible idéale pour les malfrats. Le voilà qu’il se fera attrapé et manipulé. Une course poursuite entre la police et les criminels se met en place. Tout se fait avec calme et réflexion. L’inspecteur de police possède un physique beaucoup plus valorisé que les autres avec son visage simplifié. Il sait analyser les situations, mettre en place des stratégies, faire des analyses scientifiques et se servir d’une arme à feu. Quand des gens meurent au passage, pas de souci et d’émotion. M. Mintworth se fera tué et cela ne touche personne. Ca arrive tout simplement au même niveau que boire une bière. Malgré une publication en 1937, cela se lit assez facilement. On est habitué à la bulle depuis très longtemps. Et on voit encore les balbutiements avec le jeu de noir et blanc et l’étendu de son utilisation. On peut rendre des situations plus sombres et plus tendus en jouant avec le nuances, les hachures, le sens de l’éclairage… Même les réflexions misogynes semblent normales. Une femme tolère qu’un homme la frappe si elle trouve assez viril pour ça. Une pensée d’une autre époque qui serait moins acceptable en 2023. Une lecture qui donne envie de poursuivre la découverte des classiques US.
Une lecture qui permet de se plonger dans les classiques américains qui ont influencé la bd franco-belge et le cinéma.

Laisser un commentaire