
Lou en apprend enfin plus sur ces origines. Mais certaines découvertes changent radicalement une vie. Est-ce en lien avec les poissons préhistoriques?
4e de couverture
Lou Melville a bien grandi. Douze ans se sont écoulés depuis qu’elle et sa mère ont découvert avec le milliardaire Feiersinger les ruines d’une cité sous-marine antique.
À la tête d’une expédition scientifique effectuant des recherches sur les mégalodons, la jeune femme n’a pas perdu le goût de l’exploration. En faisant de Lou son unique héritière, le milliardaire Feiersinger révèle une partie du mystère de ses origines.

Mon avis
Tout commence sur le mythe de l’Homme poisson. Direction, l’Inde en 1938. « Monsieur Zoete, venez voir sur la place!… On a pris quelque chose dans nos filets… Une créature! C’est vivant, c’est pas un poisson… et pas humain non plus… ». On voit un corps d’apparence humaine à quelques détails prêts. En 1879, des marins de la navy ont vu des choses lumineuses passés sous leur bateau. « Les ondes de lumière s’étendaient de la surface aux profondeurs marines!… ». Puis voilà que le méga El nino change encore les choses. « L’influence d’El Nino touche la planète entière!… De terribles pluies et inondations ont ravagé tout le front est du pacifique tropical…! L’Océanie doit faire face à des sécheresses meurtrières et de gigantesques incendies de forêts!… » Partout le bilan est identique. « Toute activité de pêche est désormais stoppée en Amérique Centrale… le nombre de saumons a grandement diminué, ils sont maintenant menacés d’extinction totale… Les récifs de corail dans l’océan sont toujours en train de mourir!… Le nombre d’ouragans dans le centre pacifique a augmenté radicalement, frappant également la côte de l’Ouest de l’Australie… Le récents travaux des paléo-climatologues, à partir de sédiments et de traces sur les arbres, ont déterminé qu’il y avait déjà eu des mégas dérèglements dans les millénaires passés… ». Les experts discutent pour essayer de comprendre ce qui se passe. « – Les fortes hausses de températures relevées dans les océans cette dernière décennie auraient dû nous alerter!… – L’humanité est entrée dans un cycle terrible qu’elle a elle-même engendré! La nature réagit toujours avec une violence insoupçonnée!… ». Nous n’aurons plus rien en rapport avec cette approche par la suite. Faut-il y voir une façon de surfer sur un sujet tendance?

Les poissons là-dedans? Christophe Bec n’oublie pas ces personnages centraux. Il pose le contexte qu’il place en 2021. Maintenant que tout le monde connaît le mégalodon, certains les chassent. C’est pour leur mettre une balise. Une action assez risquée surtout face à un animal de 45 tonnes. D’autres préfèrent éditer des bouquins : « Megalodon Survivor » de Susan Simpson. « […] votre théorie de la remontée à la surface de grands prédateurs suite au réchauffement des océans que vous évoquiez déjà il y a plus de dix ans dans ce livre… Et il semble que les évènements de ces dernières années vous donnent entièrement raison!… ». Lou sait que s’est sa mère la première à avoir fait des découvertes sur les squales. Dorénavant cela fait 13 ans que des évènements ont changé leur relation. Le commandant Bertrand, London Donovan et Kim Melville vont dans la cité cyclopéenne avec en renfort des technologies de pointes. En entrant dans une pyramide, des écritures racontent une autre histoire avec des Hommes poissons. Est-ce le berceau de l’humanité? Là encore nous n’en saurons guère plus.

Le point qui prend du temps à s’installer est autour des origines de Lou. Le vieux Feiersinger est mort et a tout légué à la demoiselle qui a su conquérir son coeur. A sa façon, il l’a considérait comme sa fille. En cherchant dans le château des Carpates, elle découvre des éléments. Pas suffisamment pour rattacher tous les wagons de l’incertitude. Elle regarde une vidéo avec sa mère qui l’informe qu’elle est née dans un laboratoire de cet étrange homme. Bien entendu, là voilà contrarié et veut refuser le testament. London n’est pas présent. On souligne juste son absence de tout. Donc, elle va le retrouver pour savoir ce dont elle a besoin.

On ne pourra pas dire que le scénariste ne nous pas d’informations. Mais l’impression d’en avoir trop sur tout est prégnante. Heureusement que nous n’avons ici que 56 pages car sinon, on aurait du faire de nombreuses pauses pour tout digérer. Impossible de ne pas avoir la sensation de remplissage. Est-ce si utile de parler du changement climatique en introduction? Tout ne sert à rien dans le récit par la suite. On ne va pas lister tout ce qui semble en trop. Graphiquement, on rencontre le troisième dessinateur : Ennio Bufi. Lui aussi à son univers qu’il affirme ici avec un style toujours précis et réaliste. Il apprécie le nue. On voit Lou souvent nue, en bikini, avec des vêtements transparents… Le lectorat masculin sera ravi de se rincer l’oeil. Parfois, c’est bon de revenir à ces basiques d’une autre époque. Du moins pour certaines personnes. Espérons que la suite sera plus construite.
Une lecture un peu déroutante car très voir trop riche en informations. Mais qu’en reste t’il au final?

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