Lou va enfin un peu mieux. Il semble que sa destinée soit liée à un mystère resté secret très longtemps. En attendant, il faut gérer les poissons géants remontés des profondeurs.

4e de couverture
Les ressources naturelles sont cherchées toujours plus loin, toujours plus profond. Au risque de libérer des monstres qu’on croyait depuis longtemps disparus…
Lors d’un forage dans une caverne sous-marine, des scaphandriers sont attaqués par un fossile vivant, un megalodon. Ancêtre préhistorique du grand requin blanc, il est le plus féroce prédateur des mers que n’ait jamais connu notre planète. L’océanographe Kim Melville découvre que des spécimens ont survécu dans des grottes sous-marines alors qu’ils sont censés avoir disparu depuis 5 millions d’années ! Une découverte qui pourrait remettre en question l’équilibre écologique de la planète et la survie même de l’humanité.

Mon avis
Lorsqu’on regarde la couverture, on ne peut qu’être émerveillé par la qualité graphique. Et surtout, comment ne pas être curieux de savoir ce qui va se passer. La distance entre l’humain sur une carcasse d’un bateau et le requin n’est guère grande. Qui des deux va gagner un combat perdu d’avance? En ouvrant la bande dessinée, nous savons que la question n’est pas là. Et au niveau dessin, on est dans un registre beaucoup moins léché et précis. On retrouve Milan Jovanovic, deuxième dessinateur de la série. Cette fois, il ne commence pas le tome avec quelqu’un qui se fait dévorer par ces poissons d’un autre temps. Nous aurons le droit à la scène beaucoup plus tard dans le récit. Et d’ailleurs, cela sera en rapport avec l’image de couverture. On oublie souvent qu’ils sont joueurs ces squales. Dorénavant, d’autres espèces commencent à apparaître. Cette fois, Christophe Bec choisit de ne pas trop se focaliser sur eux. D’autres choses plus étranges nous attendent. Lou est sauvée grâce à des aborigènes du désert. Ils suivent l’enfant qui n’est pas ordinaire. Elle doit accepter sa nature bien particulière et son destin. Tout est en lien avec ces pierres avec une écriture bien plus ancienne que toutes celles trouver sur Terre. Est-ce l’Atlantide qu’évoquait Platon?

Le vieux grigou de Feiersinger l’espère de tout coeur. Il veut toujours le premier sur tout. Quand l’argent est là, tout devient plus facile. La chose risque de se compliquer quand la rencontre avec des Hommes poissons deviendra plus concrète. Est-ce les parents biologiques de Lou? N’oublions pas que la gamine peut respirer sous l’eau et qu’elle possède des branchies. L’organisation de Carthago connaît aussi des modifications. C’est le jeune frère du millardaire qui prend sa tête. Que se trame t’il? Les écologistes sont encore cités. L’accès qui permet aux requins de remonter va être refermé. Mais en faisant ça, ils détruisent une biodiversité. L’écologie cela ne rapporte rien.

L’impression que le scénariste fait traîner se renforce. Mais n’est-ce pas le cas de toutes les séries classiques qu’elles fassent 48 ou 56 pages? Le but est de faire un nombre correct d’album par rapport à un nombre de page. Le rapport qualité prix doit rester correct. En effet, l’essor des romans graphiques rend la lecture de ces séries moins agréable. On sent que l’on ne va jamais à l’essentiel. Et parfois, on se demande même si le scénariste le sait. Il est tributaire aussi des ventes. Si les ventes ne sont pas assez au rendez-vous, il faut abréger. Et si au contraire, elles sont au rendez-vous, on étire. On a la chance de savoir qu’il en existe 14 donc les choses ne vont pas tarder à passer au niveau d’au-dessus. La curiosité nous pousse à aller jusqu’au bout.

Un tome qui doit prendre un tournant avec une nouvelle découverte surprenante. Maintenant à savoir qu’elle rôle va jouer Lou.

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