
Ichiro a une vie d’un très grand ennui. Un jour tout va changer du tout au tout. A partir de là, il choisit de prendre un nouveau départ.
4e de couverture
À 58 ans, Ichirou Inuyashiki est loin d’être un modèle pour ses enfants. Vieux avant l’âge, méprisé de tous, il a vécu toute sa vie en salaryman minable et n’a pour toute amie que sa chienne Hanako. Comme si cela ne suffisait pas, on lui diagnostique un cancer en phase terminale au détour d’un examen de routine… C’en est trop, pour le pauvre vieillard. Alors qu’il pleure de désespoir dans un parc en pleine nuit, une lumière aveuglante apparaît… et c’est l’impact. A son réveil, étendu dans l’herbe, Inuyashiki n’est plus le même. Il a été transformé en cyborg surpuissant, libre de faire ce qu’il veut de ses nouveaux pouvoirs, le meilleur, comme le pire. Et il n’est pas le seul dans ce cas… À nouveau corps, nouvelles responsabilités : devenir un héros, ou le pire cauchemar de l’humanité… Découvrez Inuyashiki, la nouvelle série choc de Hiroya Oku ( Gantz), le maître de la SF contemporaine !

Mon avis
Parfois on choisit un tome par hasard dans les rayonnages. Et la surprise est souvent au rendez-vous. En regardant la couverture, on pourrait s’attendre à un manga policier ou une critique de la société. Au début, c’était un peu ça. Un père subit le mépris de chaque membre de sa famille. Ses enfants ont honte de lui car il à l’air très vieux. Il n’a pas un emploi très reluisant. Sa femme ne lui prête aucun intérêt. Le seul éclat de vie dans son quotidien est la chienne, Hanako, qu’il a choisit au chenil. Heureusement qu’elle est là. D’autant plus qu’on lui a diagnostiqué un cancer et une fin prochaine. Un soir lors de la promenade de sa seule amie, il meurt. Les extraterrestres sont bien ennuyés. Donc, ils refont le bonhomme avec des bouts de métal. Le voilà un méta-humain. Il doit apprendre à maîtriser cette modification en profondeur et se prouver qu’il est toujours lui. Qu’est-ce qui définit notre humanité? On assistera à des scènes assez amusantes comme l’ouverture de son crâne en deux ou le fait de rejeter toute la nourriture ingérée. Dorénavant, il prend confiance en lui et va aider ceux mis de côté. La violence est omniprésente surtout de la part d’une jeunesse qui se croit tout autorisé. Un petit pas l’un après l’autre. Le tome se termine avec l’adolescent présent à ces côtés lors de la destruction corporelle. Lui aussi a découvert le changement de fond et le montre à un de ces amis. On en saura plus dans la suite. Notre curiosité est vraiment piquée à vif. Hiroya Oku s’amuse à mélanger robotique et extraterrestre avec beaucoup de brio. On ne peut qu’en vouloir davantage. Le mangaka joue aussi sur la dérision puisqu’il se moque de sa précédente série Gantz. Au niveau graphique, c’est net, précis et d’une grande richesse dans les détails. Il y a de nombreuses scènes avec un jeu dans les nuances entre noirs et aussi dans le contraste noir et blanc. Une oeuvre totale réfléchit qui donne envie de poursuivre en espérant que cette qualité sera sur l’intégralité des 10 tomes.
Un premier tome audacieux qui ne peut qu’inciter à aller plus loin. La SF est d’une grande richesse.
L’avis Les Blablas de Tachan : « Alors qu’on pourrait croire qu’on allait suivre une histoire un peu mollassonne, le mangaka fait basculer celle-ci dans quelque chose de beaucoup plus nerveux dès la fin du chapitre un. »

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