
Une explosion de gaz sous un phare peut vous conduire dans l’espace. En plus quand cela arrive, vous ne savez pas avec qui vous allez voyager. Il est préférable de garder son calme en toute circonstance.
4e de couverture
Alors que des fouilles paléontologiques sont faites au pied d’un phare, un gisement de gaz naturel explose suite au malencontreux allumage d’un cigare. L’édifice se trouve propulsé avec une partie de son socle rocheux vers l’espace infini. À son bord, deux scientifiques, un escroc, trois étudiantes et un gardien de phare, partis pour un voyage imprévu et mouvementé.

Mon avis
Quand on lit parfois juste la quatrième de couverture et que cela commence par « Avenir?! Quel avenir?! Nous allons tous crever de faim en bouffant des petits pois jusqu’aux confins de l’univers! C’est ça, l’avenir? ». On pourrait s’attendre à une bande dessinée qui parle d’écologie. Au final, il n’est nullement question. La déception vient très rapidement. Puis après on s’attend à ce qui se passe quelque chose d’original et d’intéressant. La encore, le désappointement est très rapidement au rendez-vous. Nous accumulons encore et encore les clichés aussi bien dans les représentations physiques que dans les échanges verbaux. On n’a pas même pas vraiment besoin le contenu des bulles pour en savoir le contenu. Tout est d’une grande évidence. Même le méchant, tout est inscrit sur son visage. A partir de quand on aura moins de bd avec des mecs pervers et vicieux et des femmes plus à moitié nue avec des physiques d’actrices pornos? Surtout que cela n’apporte jamais rien à l’histoire et on l’a tellement lu que cela en devient lassant. On n’est pas obligé de reproduire la médiocrité pour espérer des lecteurs masculins. Avec l’invention d’internet, c’est facile de trouver des images pornos sans difficultés. Au pire, ils n’ont qu’à se plonger dans Manara avec un bon scénario phallocrate.
On aurait pu croire que le récit d’un phare qui explose et s’envole dans l’espace aurait pu rattraper le reste. Mais pourquoi ça? C’est déjà absurde en soi. Il n’est pas question de logique non plus, puisque cela paraît logique de pouvoir respirer en dehors de l’atmosphère. Alors pourquoi pas pouvoir recevoir des appels? Tout est sans queue ni tête. Ce n’est pas les quelques références scientifiques ici et là qui donne plus de consistance. La seule satisfaction est quand on arrive à la dernière page. On se dit, chouette je vais pouvoir enfin la déposer dans une boîte à livres. Et surtout, il est hors de question de se plonger dans la suite. Il y a tellement de choses intéressantes à lire que parfois des albums ne méritent pas qu’on leur consacre du temps.
Une lecture très décevante, totalement creuse et en exploitant trop de clichés. Vite, passez votre chemin.

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