
Les robots doivent aider les humains à faire le bien. Mais parfois, les créateurs les font dans un but malfaisant. Heureusement le bien triomphe toujours.
4e de couverture
Les aventures d’Astro continue dans un tome 2 riche en rebondissements ! Astro rencontrera Cléopatre, perdra un bras et sera confronté à de nombreuses situations des plus délicates. On suivra aussi avec attention une aventure nous faisant découvrir le créateur d’Astro ainsi qu’un « ami des robots » mystérieux…

Mon avis
Osamu Tezuka est un maître du manga. Les européens ne connaissent pas forcément l’étendue de son travail. Une œuvre a marqué d’autres artistes qui lui ont succédé. Pour avoir une vision de son travail surtout celui sur Astro, on peut se plonger dans une anthologie sur le petit robot. Le tome 2 permet de nous faire découvrir un peu plus l’esprit du manga publié à partir de 1953. L’année permet de comprendre le style graphique très éloigné des productions modernes. Et l’autre point qui surprend est la présence de la violence présente tout le temps. Cela s’explique avec le ressenti post seconde guerre mondiale. Le peuple japonais a du changer radicalement de vie et faire face à l’utilisation de deux bombes atomiques sur le pays. L’espoir n’est pas trop de mise. La présence de l’atomique est toujours omniprésente. Il faut de l’uranium pour faire fonctionner les robots. La menace d’une nouvelle attaque meurtrière reste prégnante. Les méchants ne manquent pas avec des objectif de diriger le monde ou exterminer un ennemi. Dans « L’île en croix » qui marque le lieu où se trouve de l’uranium. Facile pour les méchants de trouver le lieu. « Cette île porte le nom de l’île en croix », son sous-sol à la forme d’une croix. Des centaines de milliers de robots travaillent ici à l’extraction d’uranium et d’or. » Cela pourrait de justifier le côté très binaire d’Astro qui l’amène à frapper violement des gens ou des robots. Lui aussi est un outil potentiellement dangereux. C’est écrit à l’intérieur de lui : « Une explosion atomique surviendra en cas d’altération du corps d’Astro ». Pourtant, il se fera démonter sans qu’il se passe quelque chose. Le mangaka a été traumatisé tout comme ses semblables. C’est totalement compréhensible. En sachant, on pose un autre regard sur les histoires proposées. On voit aussi les références de Naoki Urasawa par exemple.
Une lecture qui demande de prendre son temps car on s’en l’esprit d’une autre époque. Et qui permet de voir que la vision du robot de nos jours n’est pas si innovante que cela.

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