L’endométriose n’est pas une maladie comme les autres. Elle concerne uniquement les femmes ce qui en a désintéressés longtemps les groupes pharmaceutiques. Dorénavant, elle est reconnue comme invalidante et ce n’est pas par hasard.

4e de couverture
Vivre avec une endométriose est loin d’être une partie de plaisir. Entre l’errance médicale et la difficulté à maintenir une vie sociale, l’endométriose est un véritable bouleversement.
Malgré les épreuves et les absurdités de certaines situations, on peut trouver de l’espoir et de l’humour dans cette vie avec l’endométriose.
C’est ce que Fanny Robin et May Fait Des Gribouillis, toutes les deux atteintes de cette maladie chronique, ont décidé de raconter dans cette BD.

Mon avis
Une femme sur dix est concernée par l’endométriose. Un chiffre Inserm qui n’est pas négligeable pour montrer son importance. Mais les laboratoires et industries pharmaceutiques arborent l’argument que cela concerne uniquement les femmes donc pourquoi vraiment s’intéresser à leur maladie? Pourquoi les contraceptifs, ces derniers les développent presque uniquement à destination des femmes. Ce qui veut dire que l’argument est fallacieux. Grâce à l’implication des associations, les choses ont récemment changé. L’endométriose peut ouvrir des droits à la reconnaissance de travailleur handicapé et l’affection de longue durée. Vivre avec une maladie n’est jamais aisé. Fanny Robin et May fait des gribouillis savent au combien s’est vrai. Alors elles partagent la dureté de leur quotidien. Il faut gérer les douleurs, la fatigue, les examens, le fait de répéter inlassablement la même chose aux professionnels de la santé, l’absence d’écoute médicale, les violences gynécologiques, la méconnaissance des maladies de la part des médecins et leur manque d’intérêt, les idées préconçues sur les douleurs féminines… Les sujets ne manquent absolument pas. Le système doit progresser pour le respect des malades. Les deux créatives mettent beaucoup d’humour pour détendre l’atmosphère assez tendue. Une façon de rendre moins dramatique la situation qui l’est beaucoup. Et surtout cela permet aux lectrices qui se reconnaissent de rire simplement et avec détachement de leur peine.

Une bande dessinée drôle et audacieuse qui ose mettre des maux sur l’endométriose.

2 responses to “Juste une endométriose – Fanny Robin et May fait des gribouillis”

  1. Avatar de belette2911

    Quand ça intéresse les groupes pharmaceutiques, ils le font, quand ça ne les intéresse pas, ils ne feront rien. Business is business, pour eux :/ Je note, même si je n’en souffre pas, j’ai envie d’en savoir plus.

    1. Avatar de noctenbule

      Heureusement que la parole s’est libérée grâce à des associations actives. Comme quoi parfois l’effet de groupe permet de faire des petits changement. Les médecins dorénavant connaissent mieux la maladie et peuvent plus facilement prescrire les tests et savoir les interprétés. Une petit pas pour moins entendre que les femmes sont plus sensibles à la douleur, et donc exagère et par conséquent prescrivent juste des anti-douleurs.

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