On a pris en compte le changement climatique et la société a changé. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a plus de pollution et de précarité. Les matériaux rares deviennent la denrée rare que tout le monde s’arrache à prix d’or.

4e de couverture
2043. La transition énergétique a eu lieu : le monde s’est débarrassé du charbon et du pétrole. La planète est 100 % « green ». Mais à quel prix…
Sud de la Malaisie. Salem, chasseur expérimenté à la solde de l’une des plus grandes compagnies d’exploitation de métaux rares, est sur les traces des derniers gisements de prométhium, le plus convoité de tous les métaux.
Nord-Est de la Sibérie. Laszlo et Aude font une découverte qui pourrait tout changer et ruiner l’empire juteux de la greentech.

Mon avis
Nous faisons un bon dans le temps où la société a pris en compte les alertes du GIEC. C’est fini d’utiliser le pétrole. La révolution verte est passée par là. Dorénavant, on mise sur la technologie avec les matériaux rares. On sait environ quelle quantité il en existe sur la planète. Les estimations restent approximatives. On en trouve toujours dans des zones naturelles très particulières. La valeur monétaire à plus d’importance que la protection des autochtones et de l’environnement. Il faut beaucoup détruire pour a une infime charge. Au vue de la valeur de ces biens, les acheteurs sont prêts à tout pour l’avoir quitte à tuer. Contre un bon salaire, on trouve toujours des gens pour réaliser les tâches ingrates. Et parfois, certains trouvent une éthique et abandonnent. Une dystopie pas si innocente car cette quête aux matériaux rares se fait déjà. Les nouvelles technologies dépendent de plus en plus. Bien que l’on sache les méthodes de récolte avec son flot de malades, de morts, de pollution de l’air, de l’eau, du sol… il ne se passe pas grand chose. Une fiction qui sonne vrai, peut-être trop. Cela confirme la volonté de lire l’essai « La guerre des métaux rares » de Guillaume Pitron. Le sujet reste peu abordé en littérature et encore moins dans le monde du 9e art. Le graphisme permet plus de vraisemblance et le jeu des couleurs plus de nuance.

« Il faut que tout change pour que rien ne change, c’est ce que disait Tancredi dans le Guépard de Visconti. le commissariat à l’énergie atomique est devenu le commissariat aux énergies alternatives, CEA, mêmes initiales. La BP, British Petroleum, est devenue la Beyond Petroleum ».

Une bande dessinée captivante qui permet de réfléchir à notre rapport à la technologie et des conséquences sur la planète.

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