Démétrios est toujours surpris par ces voyages dans l’espace temps. Mais cela lui apporte toujours des savoirs qui modifient son quotidien. On apprend toujours de ceux différents de nous.

4e de couverture
Projeté une nouvelle fois depuis sa Grèce antique natale jusque dans le Japon contemporain, Démétrios se retrouve mêlé au conflit qui secoue les différentes générations de la famille Iwaya. Du catch ou de la lutte gréco-romaine, quelle discipline est la plus noble ? Quand votre père a été l’espoir olympique de toute une nation, difficile de faire entendre sa propre voix. Pour régler ce différend, il faudra l’intervention d’une vieille gloire du catch japonais, que Démétrios a croisé il y a bien longtemps…

Mon avis
Il n’est pas conseillé de lire en parallèle « Olympia Kyklos » et « Thermae Romae ». Le ressort scénaristique repose sur le même principe : un héros voyage dans le temps et l’espace dans la culture japonaise. L’un est orienté vers le sport et l’autre vers la culture du bain. Notre cerveau risque de faire des glissements de l’un à l’autre. Le système est assez malin. Même si cela interroge également sur l’écriture de l’Histoire. Est-ce le présent qui a inspiré le passé? Les créatifs de l’époque n’étaient-ils pas assez innovants? C’est une question philosophique.

Là, on retrouve le héros, Démétrios. Il retourne au pays des visages plats. Comme à son habitude, il découvre de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. La lutte qu’il pratique est tellement différente que celle du 21è siècle. En plus, il voit ce qu’en le catch. Mari Yamazaki oriente plus son récit sur les personnages secondaires. Ainsi on assiste à un conflit entre un père et son fils par rapport à une pratique sportive. L’intolérance de l’un va permettre l’insistance de l’autre. On aura le droit à une scène mémorable entre un vieux catcheur et un tout nouveau. Et aussi la réflexion entre gloire due au travail pour être le meilleur et gloire due aux émotions que ressent le public. Y en a t’il un meilleur que l’autre? Ne faut-il pas accepter que c’est différent et c’est tout? La nuance se fait dans les yeux du regardant. L’esprit un peu espiègle des précédents tomes est absent. Cela n’enlève rien au plaisir de tourner les pages. On se fait à l’état d’esprit de la série et on lira la suite avec plaisir.

Un voyage créatif à la rencontre du sport, de la philosophie et de l’art à travers le temps et les passionnés.

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