
Aki est totalement perdu. Il cherche en vain ces parents qui lui manquent. Par chance, Jizo va l’aider à trouver son chemin.
4e de couverture
Aki ne retrouve plus le chemin pour rentrer chez lui. Tout le monde semble indifférent à cet enfant perdu. Tous… sauf Jizo, un étrange garçon sorti de nulle part.
Est-ce un enfant des rues ? Va-t-il vraiment le ramener chez lui ? A-t-il raison de le suivre dans le temple où il l’emmène ?
Malgré son grand sourire, Aki peine à faire confiance à son nouvel ami. Surtout qu’une effroyable sorcière chasse les enfants à la tombée de la nuit…
Première collaboration entre Mato, une jeune illustratrice japonaise et Mr Tan alias Antoine Dole, scénariste de BD (Mortelle Adèle), de manga (4Life), et de romans jeunesse (Ueno Park), Jizo est un conte qui explore le folklore japonais à la manière d’un Voyage de Chihiro.
Tout comme l’amitié entre Aki et Jizo qui se construit, Mato et Mr Tan conjuguent leurs talents et leur sensibilité dans ce très bel ouvrage qui ravira petits et grands !

Mon avis
La lecture est assez déroutante de la première à la dernière page. Mr Tan assez connu pour sa fameuse série adorée des enfants « Mortelle Adèle ». Là le récit est d’un tout autre registre. Dans un premier temps, il faut s’habituer aux dessins de Mato. Le format semble être un manga et nous sommes loin du style assez classique et standard comme « Naruto ». Un temps d’adaptation est nécessaire. Le scénario prend le dessus. Comment ne pas être touché par un petit garçon, Aki, qui a peur? Il veut désespérément rentrer chez lui et retrouver sa maman. Jizo essaie de l’aider et d’expliquer la situation. Mais l’enfant fuit encore et encore. A la nuit tombée, une horrible femme attrape les enfants. D’ailleurs, elle a un physique qui n’est pas sans rappeler un personnage des studios Ghibli. La culture japonaise est l’essence même de cette histoire. Cela se fait par la présence d’un autre petit garçon Jizo. Son prénom est un indice. C’est l’incarnation d’un jizo qui recueille les prières que l’on trouve proche des temples ou le long des routes. Les sculptures de ces petits bonhommes charmants et rondouillards sont très touchantes. Par conséquent, le gamin chauve l’est également. Il gagne la confiance de son nouvel ami car il est là pour lui. Ensemble, ils vont faire régner la lumière et l’amour. C’est très mignon. Très vite, les pages se laissent tourner car nous sommes emportés. Quand on ferme l’ouvrage, on garde un sourire franc et sincère.
Un jolie voyage dans la culture japonaise où l’amour dépasse la mort.
L’avis de Noukette : « On se coule avec bonheur dans cet univers à la fois doux et cruel qui colle si bien à la quête du jeune Aki. L’essentiel est là. Surmonter ses peurs. Réussir à les apprivoiser. Croire en la force de l’amour. Conte sombre et poétique, le voyage est angoissant, douloureux, lumineux… et beau, terriblement beau «

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