
L’équipe du Japon perd une nouvelle fois la coupe du monde de football. Mais ça c’était avant car dorénavant, une école va former l’élite des attaquants. La compétition va être rude.
4e de couverture
Coupe du monde 2018, l’équipe de football du Japon est éliminée en huitièmes de finale… Ce nouvel échec incite l’Union japonaise de football à fonder le “Blue Lock” : un centre de formation révolutionnaire rassemblant les 300 meilleurs attaquants lycéens du pays. L’objectif du coach du Blue Lock, Jinpachi Ego, est clair : détecter l’unique attaquant qui écrasera tous ses rivaux par son talent et son hyper-individualisme ! Pour Yoichi Isagi, joueur bouillonnant encore inconnu, il n’y a pas d’alternative… S’il veut survivre au programme hautement sélectif qui l’attend, il devra abandonner le jeu collectif et se transcender pour devenir l’attaquant ultime !

Mon avis
Le football est un sport émergeant au Japon surtout depuis la série « Captain Tsubasa ». Par conséquent, on trouve de plus en plus de séries qui traversent l’océan pour arriver chez nous. « Blue Lock » propose une approche secondaire. Là où d’habitude on suit des matchs entre des écoles ou des villes, là on assiste à une compétition au sein d’un établissement assez spécial. La particularité est que l’on rassemble 300 adolescents nippons du poste attaquant. L’attaquant est le poste le plus important car c’est lui met les buts. Pour avoir le meilleur afin de gagner la prochaine coupe du monde, autant les mettre en concurrence. Donc on va les mettre tous au même endroit, coupés du monde, sans internet, sans téléphone. Le but est de les inciter à vouloir battre les autres et ne penser qu’à soi. La couverture est très parlante là-dessus. On voit le personnage central avec un ballon dans les mains et avec des chaînes. Tout est dit.
La ligne directrice de ce manga est d’apprendre à des ados à devenir de pur égoïste. Ils doivent apprendre à écraser, mépriser, manipuler les autres pour arriver à son objectif. Si sur le terrain vous avez la chance de faire gagner votre équipe en faisant une passe, vous ne le faîtes pas. Juste vous compte et les autres c’est de la merde. Un message assez étrange à entendre. Muneyuki Kaneshiro justifie même cette pensée en citant des grands noms du foot comme Cantona ou Pelé. Il ne précise pas le contexte afin que l’on puisse vérifier la véracité. Mais sont-ils tous des mégalos? Faut-il se croire le roi du monde pour être bon? On revendique l’égocentrisme à tout va. Cela à de quoi dérouter. Comme l’ouvrage se dirige vers un public adolescent, il est possible que se reconnaisse plus dans cette démarche. Même si le public adulte a été aussi très conquis semble t’il. On verra par la suite s’il y aura un peu de nuance au principe qu’à la fin il n’en restera qu’un.
Un manga sportif qui évoque autant la technique, le mental et l’état d’esprit pour réussir. Faut-il pour autant s’en inspirer?
L’avis Les voyages de Ly : « Vous avez envie d’un shonen sportif différent et pas peur de vous faire percuter de plein fouet ? Vous êtes au bon endroit. »

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