Un bruit assourdissant vient perturber la tranquillité des lapins et autres animaux sous-terrain. Des énormes machines sont entrain de perforer le sol. Que cherche les humains ?

4e de couverture
Broouum, broum? Mais qu’est-ce que c’est que ce monstre qui vient brusquement démolir tous les terriers ? Ce matin-là, les lapins et Miss Fouine leur voisine, catastrophés, découvrent qu’une foreuse a entrepris de dévaster leurs maisons. Appelée à la rescousse, Louisette a une explication ; les humains recherchent sans doute du gaz de schiste ! Catastrophe ! Alors c’est tout l’écosystème de la forêt qui serait menacé. Mais comment empêcher les humains de persister dans leurs destructions aveugles ? L’inquiétude se répand et la rumeur enfle, enfle? Le fameux journal L’Écho des forêts lance une grande campagne d’affichage contre les forages et même les humains se mettent à manifester à travers la forêt ! Mais, et même si c’est difficile à croire? et si Louisette s’était trompée ? Et s’il n’était pas du tout question de gaz de schiste ? Finesse, drôlerie, légèreté : une dixième aventure de Louisette en bande dessinée, pleine de drôlerie, où Bruno Heitz fait une fois de plus la démonstration de son exceptionnel talent de narrateur.

Mon avis
On s’étonne assez vite de la bande dessinée à destination des enfants et surtout des primo-lecteurs. Bruno Heitz évoque le gaz de schiste, la nappe phréatique et même Tintin d’Hergé. Des choses bien complexes pour des petits bouts de chou de 8/9 ans. Les parents sont vraiment plus en mesure d’expliquer en simplifiant en maximum ces termes ? Au début, on se dit que l’on va parler de choses complexes qui nuisent à la nature, à la biodiversité, à l’environnement…. Une façon de faire de la pédagogie par le biais d’une histoire concrète et des animaux parlants. L’anthropomorphisme est plus parlant pour les enfants. Mais il n’en est absolument rien du tout. D’ailleurs, c’est même pire car au final c’est un problème d’eau. Pourquoi ne pas parler de la sécheresse, de la gestion raisonnée de l’eau, du cycle de l’eau ? Pour pouvoir garder la tranquillité dans leurs terriers, les animaux vont indiquer où il y encore une réserve d’eau douce malgré que la nappe soit presque vide. Cela se conclut par un agriculteur qui pompe l’eau pour son usage personnel. Que faut-il en tirer de cela ? Il faut profiter des ressources naturelles car il y a toujours un moyen d’en avoir ? Ne réfléchissons pas aux actes et à leurs conséquences ? Une solution se trouve dans la coopération et le travail de groupe, néanmoins, ce n’est pas suffisant. Surtout que le titre est « Il y a de l’eau dans le gaz ! ». Le gaz c’est juste une courte référence sans explication. Il va falloir lire d’autres tomes de la série pour mieux comprendre l’objectif voulue pour le bédéaste. On sait une chose à propos de lui, c’est son amour pour Tintin et la richesse de vocabulaire du capitaine Haddock.

Une lecture assez en demi-teinte qui laisse un arrière-goût assez amer.

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