Le patron du resto au bout d’une ruelle du quartier de Shinjuku n’est pas ordinaire. Il prépare ce que les clients ont envie de manger. Et surtout il est tellement sympa que bien des gens y viennent.

4e de couverture
Dans ce petit restaurant situé au fond d’une ruelle du quartier de Shinjuku, le patron vous accueille de minuit à sept heures du matin. La carte ne propose que du tonjiru, soupe de miso au porc, ainsi que du saké, mais selon vos envies, on vous préparera à la demande tout ce qu’on est en mesure de vous servir.
Saucisses en forme de poulpe, curry qui a reposé toute une nuit, concombres marinés dans du son de riz… Des petits plats typiques du Japon qui réveilleront les papilles et les souvenirs du temps passé. Car ici, chaque plat est lié aux souvenirs d’un personnage : yakuza, stripteaseuse, boxer… Les habitués et clients d’un soir qui se rassemblent ici ont chacun leurs raisons, et le patron bienveillant est toujours à leur écoute, derrière son comptoir.

Mon avis
Ce manga est vraiment une petite pépite qui mérite que l’on s’y arrête. On pourra croire avec ce graphisme assez imparfait que c’est une oeuvre assez ancienne qui est plus de l’époque de Tezuka que de Naoki. Mais ce n’est absolument pas le cas. A force de lire des choses assez parfaites comme « Naruto », « Dragon Ball », « Mother Sarah » on oublie que le genre est plus diversifié comme dans la bande dessinée. « La cantine de minuit » est prépublié dans le magazine Big Comic Original depuis octobre 2006 et publié par l’éditeur Shōgakukan en volumes reliés. La version française poindra le bout de son nez qu’en février 2017 chez Le Lézard noir, avec 12 tomes et dans un grand format épais.

Yarô Abe nous emmène dans la « La Cantine de minuit », un petit restaurant au bout d’une allée du quartier de Shinjuku à Tokyo qui ouvre de minuit à 7h00. Il n’a pas une grande carte avec des milliers de spécialité. Ce n’est pas très grand d’ailleurs. On ne trouve pas de tables. On s’installe autour du comptoir en U cerné de tabourets hauts. Une arrière cuisine est séparée par un simple rideau. Le patron prépare ce qui fait plaisir aux clients, dans une certaine limite tout de même. Chaque chapitre est souvent liée à une plat en particulier avec une histoire et par conséquent à un personnage. On s’amuse des rivalités de ceux qui préfèrent la sauce soja salée et ceux la sauce soja sucrée. Ceux qui préfèrent parfois le riz chaud ou celui froid avec une sauce tiède. Bien souvent, les souvenirs d’enfance, des premiers amours, des évènements spéciaux… donnent lieu à des récits des plus touchants, amusants, étranges… Les individus sont d’une grande variété entre des salarymens, des prostitués, des actrices pornos, des yakuzas… On ne sait jamais où l’on va nous guider. Qu’importe, c’est déroutant et très gourmand. Impossible de ne pas avoir envie d’aller rue St Anne pour déguster de ces choses simples et efficaces. Et pourquoi pas aussi se laisser tenter par l’adaptation sur Netflix?

Une lecture sympathique qui redonne le sourire car elle nous plonge dans un lieu chaleureux où l’on partage un bon plat.

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