La forêt est un lieu de très grande inspiration. Beaucoup de gens y ont de très jolies souvenirs. Pourquoi ne pas les partager simplement avec tout le monde?

4e de couverture
Mêlant récit et fiction, peinture et bande dessinée, onirisme et sociologie… Au bois réunit les innombrables talents de Charline Collette, qui en font un album tout à fait unique.
La forêt, terrain de jeux et d’expérimentation, est une inépuisable source d’imaginaire. Charline Collette raconte cette forêt. Celle de son enfance, et celle de tous ces humains qui entretiennent un lien étroit avec cet espace. S’inspirant d’histoires récoltées auprès d’enfants et d’adultes, Charline Collette évoque le lien universel entre l’humanité et la forêt.
Au bois retranscrit 12 récits au fil des saisons, mélangeant bande dessinée et belles illustrations. De l’enfant qui raconte avec sincérité sa rencontre avec la minuscule « maison du coucou » à la femme âgée qui se souvient du goût du fromage fondu qu’elle apportait et partageait avec son père, ces récits de toutes les époques sont puissamment émouvants. Cette émotion nous révèle notre attachement ancestral et viscéral à la forêt.

Extrait de l’histoire « La maison du coucou »

Mon avis
Charline Collette a décidé de restituer 12 témoignages d’individus en rapport avec la forêt. Ce lieu qui peut apparaître assez neutre et sans importance se retrouve un espace charger émotionnellement. Pas de discrimination par rapport à leur âge, leur aventure, leur durée… Tous ont le droit au même traitement. Pas besoin d’avoir une cinquantaine de pages pour partager un souvenir. La bédéiste va à l’essentiel avec douceur et délicatesse. Dans un style faussement enfantin avec des couleurs brut, elle nous raconte des histoires de cabanes, de lynx un peu étrange, d’arrachage d’arbres… Elle utilise à la fois de la gouache et aussi du feutre numérique. Un mélange très harmonieux.

Quelque soit l’âge du lecteur, il pourra s’identifier à plusieurs aventures. Pour une question d’équilibre dans les récits, la structure de l’album se fera à travers les quatre saisons. Chacune réserve son lot de surprise. L’artiste s’est même permise de parler de quelque chose de personnel. Toutefois, elle n’a rien indiqué pour signaler que c’était autobiographique. Ce n’est pas le plus important. Elle arrive avec beaucoup de délicatesse à tout mettre en valeur. On sent sa joie, son plaisir dans chaque page de sa création. Au final, même si les pages se tournent vite, on passe un très bon moment simple, plaisant et dépaysant.

Un petit bol de lecture qui nous rappelle le plaisir de se balader en forêt.

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