Paper Girls – Tome 4 – Brian K. Vaughan, Cliff Chang et Matt Wilson

Les voyages dans le temps et l’espace ne s’arrêtent pas pour notre équipe d’adolescentes. Après quitter 1988 pour 2016 et l’ère préhistorique, les voilà plongées dans l’an 2000 où la peur de la fin du monde règne. Vont-elles pouvoir retourner à leur époque ? Lire la suite

La peinture à travers les siècles – Caroline Desnoëttes

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Cet album est une fête pour les yeux, une rencontre gourmande avec 18 chefs-d’oeuvre de la peinture.
Venez vous promener dans les toiles, observer les couleurs, examiner les détails agrandis…
Puis amusez-vous à soulever les rabats pour découvrir les textes cachés. Ceux-ci vous initent à regarder, à jouer, et éclairent la lecture du tableau.
Le plus grands auront, en fin d’ouvrage, un complément foisonnant sur l’histoire de l’art.

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Il est bien difficile de connaître la peinture aussi bien les artistes, que les toiles que le sens de l’image. Albin Michel jeunesse propose de partir à la découverte de dix-huit toiles à travers le temps et de dévoiler leur histoire avec Regarde le peinture à travers les siècles.

Afin de partir à la découverte de l’Histoire de l’art, dix-huit peintures réalisées entre le 14ème et le 20ème nous sont proposées en deux parties. La première, sur une double page avec à droite on voit la peinture entière et sur la page de gauche des détails de le peinture qui sont sur des papiers mobiles. Le premier qui se soulève donne des explications sur la peinture globale et le deuxième qui s’ouvre nous donne les couleurs principales de la palette utilisée. Ainsi on commence avec Le Mois d’août : départ pour la chasse au faucon de Jean de Limbourg (fin XIV – 1416), puis on poursuit avec La Vierge du chancelier Rolin de Jean Van Eyck (vers 1390 – 1441), La Joconde, portrait de Mona Lisa de Léonard de Vinci (1452 – 1519), Les Nymphéas, étude d’eau : Le Matin n°1 de Claude Monnet (1840 – 1926) pour finir avec Le Cantique des cantiques IV de Marc Chagall (1887 – 1985).

En deuxième partie, les styles et genres picturaux sont expliqués via les peintures découvertes dans un langage clair et concis. Ainsi on passe du style gothique avec l’enluminure  de l’extrait des Très Riches du duc de Berry, puis les primitifs flamands avec Jean Van Eyck en passant par le mouvement littéraire et artistique romantique qui s’est développé dans toute l’Europe, dans la première moitié du XIXème pour terminer avec l’art figuratif et abstrait. La découverte y est totale et permet de voir l’éventail des styles et des techniques qui ont beaucoup changés et évolués avec le temps. En plus ici pas de jugement de valeur, juste une présentation et un constat avec des grands noms pour légitimer le choix.

Un livre très intéressant pour une découverte ou redécouverte des grands maîtres de la peinture représentatif d’une époque, d’une façon de pensée et de concevoir le monde. Le format et la qualité du papier apportent un plus au confort de lecture. Une bonne initiation à l’art qui donne envie de poursuivre l’envie d’apprendre.

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée – Tome 3 – Rupert Kingfisher

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Titre : Madame Pamplemousse et la Confiserie Enchantée
Série : Tome 3
Auteur : Rupert Kingfisher
Illustratrice : Sue Hellard
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Collection : Witty
Publication : novembre 2012
Nombre de pages : 144

 

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C’est l’hiver à Paris et Madeleine a quelques problèmes à l’école… Mirabelle, une nouvelle élève, la harcèle. Madeleine a trop honte pour demander de l’aide à ses amis, Madame Pamplemousse et Camembert, mais elle se lie d’amitié avec une femme nommée Madame Bonbon, propriétaire d’un magasin qui semble être une confiserie… Les sucreries que Madame Bonbon donne à Madeleine ont un puissant effet magique et la rendent tout d’abord assez forte pour affronter Mirabelle. Mais ils la plongent bientôt dans un monde étrange et enchanté dont elle s’aperçoit qu’elle ne peut s’échapper. Car Madame Bonbon n’est autre qu’une vieille ennemie de Madame Pamplemousse, venue à paris pour prendre sa revanche…
Ce troisième et dernier épisode de Madame Pamplemousse entraîne le lecteur dans un monde onirique quelque peu inquiétant où amitié et loyauté sont les clefs de la liberté…
Capture d’écran 2014-01-04 à 10.04.59Madame Pamplemousse revient pour une dernière aventure pour sauver sa jeune amie, Madeleine. On pourrait croire qu’après affronter tellement d’éléments dans les tomes 1 et 2, elle aurait plein de confiance en elle mais ce n’est pas le cas. D’ailleurs, à l’école, à cause d’une nouvelle élève, elle va se sentir moins bien.

Ce troisième tome est le plus sombre des aventures de Mme Pamplemousse. Bien entendu, on retrouve les personnages que l’on a pu rencontrer dans les précédentes histoires comme M. Moutarde ou M. Cornichon. Et l’on rencontre des nouveaux personnages comme la très méchante Mme Bonbon, très jalouse de Mme Pamplemousse, Mirabelle, l’horrible tourment scolaire de Madeleine ou M. Lune, maître d’un monde caché. Chacun souhaite que nuire à autre que cela soit via la magie avec des chocolats ou via un harcèlement moral.

Notre héroïne s’éloigne de ces amis magiciens car elle tombe dans un profond désarroi suite à l’ingestion d’une part de chocolat gentiment offert par Mme Bonbon et aux incessantes humiliations de Mirabelle. Elle n’ose pas en parler à un adulte. Mais heureusement, Mme Pamplemousse aidé de son fidèle ami, le chat Camembert, va aider la demoiselle à se sentir mieux et punir ceux qu’ils le doivent.

 

J’avoue avoir beaucoup moins aimé cet épisode très sombre et où la magie est moins présente. En effet, pour moi, j’attendais ce livre avec impatience car avec l’idée d’une confiserie enchantée a mis mon imagination en ébullition. Je m’attendais à des gâteaux extraordinaires et savoureux, des recettes improbables, des créations surprenantes… Et non, juste une vielle femme aigrie et méchante qui fait des chocolats empoisonnés de tristesse. Je me suis même fait avoir par la couverture rose et dynamique me mettant en appétit.

Un dernier tome décevant qui vaut quand même la peine d’être lu, histoire de finir la trilogie.

Les autres tomes
Tome 1
Tome 2

Quartier Lointain tome 1 et 2 – Jirô Taniguchi

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Moi, Hiroshi Nakahara, 48 ans, j’étais dans la peau d’un gamin de 14 ans que j’avais été… Une telle chose pouvait-elle être possible? Vue de ma fenêtre, je redécouvrais la ruelle plongée dans la pénombre… La peur montait en moi. Et si ce n’était pas un rêve… Si j’étais tout simplement devenu fou?

Personne ne devient jamais vraiment adulte… L’enfant que nous avons été est toujours là, bien vivant, tout au fond de nous. Il est comme ce ciel… Avec le temps, nous croyons grandir… Mais la maturité n’est qu’un leurre, une entrave à notre âme libre d’enfant.

Toute la tristesse… toute la solitude du monde étaient dans son étreinte. Une femme en larmes.. Sa poitrine amaigrie pressée contre la mienne… Dieu que c’était douloureux!

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Quatrième de couverture
Homme mûr de 40 ans, transporté dans la peau de l’adolescent qu’il était à 14 ans, Hiroshi continue la redécouverte de son passé. Questionnant sa grand-mère, ses parents, ses amis, il réalise tout ce qui lui avait échappé lorsqu’il était jeune. Et petit à petit, l’année scolaire avançant, il voit se rapprocher la date fatidique où son père disparaîtra, pour toujours, sans aucune explication. Peut-il changer son passé ou est-il condamné à le revivre, impuissant ? Et retrouvera-t-il son existence normale, sa femme et ses enfants ?

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Ce n’est pas sans une certaine émotion que je relis ces deux mangas. Je les lus adolescente à la médiathèque de ma ville qui venait tout juste d’ouvrir. Il y avait peu de manga en rayon à part celui-là et Akira. De plus, récemment je suis allée voir sa sublime adaptation au théâtre, où l’univers de l’auteur y est respecté et honoré.

On retrouve les grands thèmes propres à Taniguchi : la famille, l’enfance et la nature. J’aimerai parfois m’endormir et me réveiller quand j’étais jeune avec ma mémoire et percevoir autrement ce qui nous entoure. Ici, le héros essaie de comprendre pourquoi son père quitte sa famille, une interrogation qui le hante. A 48 ans, avec un court échange avec lui, il pourra au mieux le comprendre et voir aussi son propre comportement avec sa famille. Il découvre sa famille avec un nouveau regard, car quand on a 14 ans on ne pense qu’à soi, qu’à s’amuser. On ne s’intéresse pas au monde des adultes.

Ce nouveau regard sur son enfance le perturbe tout comme cela l’enchante. La construction de l’histoire est un ravissement car on découvre l’évolution des technologies, la modification de la ville et des gens. Le cimetière se trouve au coeur de l’histoire, où naît un nouvel homme. J’ai été touché par la simplicité de l’histoire avec cette délicate inclusion de science fiction. Un voyage dans le temps qui permet de mieux se connaître et d’apprécier les petits bonheurs du quotidien. Un véritable coup de coeur.

Prix
1998 : Prix d’Excellence du Festival des arts médias de l’Agence pour les affaires culturelles au Japon, catégorie Manga
2003 :  l’Alpha’Art du meilleur scénario et le prix Canal BD au Festival d’Angoulême

Cinéma
L’adaptation est sortie en salle le 24 novembre 2010 réalisé par Sam Garbarski. L’action par contre se déroule en France, à Nantua. Le héros se prénomme Thomas. La bande son est composé par Air.

Théâtre
L’adaption s’est faîtes en Suisse en 2009 sous la plume de Carine Corajoud avec une sublime mise en scène de Dorian Rossel. Voir le site de la compagnie : www.supertroptop.com/quartier/quartier.htm.

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L’avis de Yuko : art-enciel.over-blog.com/article-quartier-lointain-de-jiro-taniguchi-105262564.html

Du même auteur
L’homme qui marche
Un ciel radieux
La montagne magique
Le promeneur
Un zoo en hiver
Le Gourmet solitaire
Le journal de mon père 

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