Gibier d’élevage – Kenzaburo Oé

GibierElevage4ème de couverture
En pleine guerre, un avion américain s’écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir…
Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode, sa nationalité, sa race, sa langue n’en font pas un étranger on un ennemi, mais une simple bête dont il faut s’occuper.
Un extraordinaire récit classique, une parabole qui dénonce la folie et la bêtise humaines.

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La seconde guerre fait rage et le Japon est bombardé. Les américains sont considérés comme un ennemi de la nation. Lorsqu’un de leur avion s’écrase dans une montage,  et que les habitants capturent un homme, toute la tranquillité du village perdu va être rompu.

Les villageois ramènent avec fierté l’homme trouvé dans la montagne mais voilà, l’homme est noir. Sa couleur de peau va changer son rapport aux autres surtout aux enfants qui le considère plus comme un animal qu’un être humain. D’ailleurs, se sont les enfants qui vont lui donner à manger et vider son sceau à excrément. Il devient une bête curieuse avec lequel chacun essaie de communiquer. Au fur et à mesure, il va passer du temps avec les enfants qui vont même le libérer de ces entraves. Un lien d’égalité doucement se mets en place, le temps que la nouveauté n’intéresse plus les petits.

En parallèle, les adultes cherchent une solution sur que faire de cet homme. Les hauts responsables de la grande ville à quelques kilomètres de marche, n’arrivent pas à prendre une décision. Ces derniers décident de déléguer le choix à une plus haute autorité qui tarde à répondre. Quand le choix est effectué, l’homme doit descendre à la ville, mais qui va l’emmener? A partir de ce moment tout va changer et tourner à l’orage. La différence de couleur avait presque disparue mais la haine et la peur ont repris le dessus.

Dans une fin horrible, la nature de l’homme reprend le dessus dans une sauvagerie saisissante. La barbarie humaine s’affiche sur chaque page vous tenant aux tripes pouvant vous amenez à vous posez des questions sur la situation actuel dans le monde. La haine, les préjugés, l’ignorance sont partout présents, n’est-ce pas la nature de l’Homme? Parfois, des petits fables racontées à travers les yeux d’un enfant permettent de mettre un peu plomb dans la tête.

Prix reçu
1958 : Prix Akutagawa

Si vous avez aimé vous aimerez
Des souris et des hommes de John Steinbeck

Motherfucker – 1ère partie – Sylvain Ricard et Guillaume Martinez

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Abigail  a été menacée de pendaison par des blancs du même âge qu’elle, des enfants blancs déguisés avec des cagoules du KKK!

4ème de couverture
Point 1 : Nous voulons le pouvoir de déterminer le destin de notre peuple noir. Point 2 : Nous voulons le plein emploi pour notre peuple. Point 3 : Nous voulons que le peuple noir ne soit plus volé par les capitalistes. Point 4 : Nous voulons des logements décents, dignes. Point 5 : Nous voulons une éducation pour notre peuple qui expose la véritable nature de cette société américaine décadente. Nous voulons une éducation qui nous enseigne notre véritable histoire et notre rôle dans la société d’aujourd’hui.

Me voilà aux Etats-Unis, dans une Amérique où le racisme fait rage. Nous suivons un personnage,  Vermont Washington, qui lutte pour les droits de l’Homme auprès de Black Panthers. Il regarde sa femme et sa fille et espère des lendemains meilleurs. Pour cela, qu’une seule chose possible, lutter. Son père, ne le comprend pas et souffre encore de la mort de son propre père tué par KKK.

Dans un univers noir et blanc, les dessins de Guillaume Martinez nous dirigent à pas léger et avec beaucoup de vraisemblance au coeur de cette histoire. Je tourne les pages, et j’oublie que je lis une bande dessinée. Je suis au coeur du récit, de l’injustice, de la haine et du rejet.

Une surprenante lecture qui me donne envie de lire la suite.

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