Manuel Alvarez Bravo – Jeu de Paume

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Tri’ptico cemento-2 / La Tolteca
(Triptyque béton-2 / La Tolteca)
1929

Aujourd’hui dernier jour de l’exposition au Jeu de Paume de Manuel Alvarez Bravo. Ouf, le musée va pouvoir proposer autre chose, j’espère mieux.

Manuel Alvarez Bravo (1902 – 2002) est un artiste importante de la photographie moderne mexicaine. Il a innové dans les points de vue proposés, dit-on. Les commissaires de l’exposition  Laura Gonzàles Flores (professeur à l’Institut pour la recherche esthétique de l’université national autonome de Mexico) et Gerardo Mosquero (historien de l’art et critique cubain, conservateur adjoint au Museum of Contemporary Art de New York) proposent des photos méconnues du public, car reléguées, jugées non présentable, non abouties.

L’artiste a été influencé par la peinture, l’architecture, la littérature, la poésie et aussi le cinéma. D’ailleurs, pour la première fois sont dévoilés des films expérimentales datant des années 60, en 8 mm et Super 8, diffusée tout au long du parcours créé pour l’exposition, mis au même niveau que les photos. Il veut montrer l’évolution de son pays qui a changé suite à la révolution de 1910 avec l’abandon de la vie rurale, des coutumes ancestrales et une nouvelle façon de vivre dans les grandes villes.

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Ondas de papel (Vagues de papier)
vers 1928

Le parcours de visite proposé se fait en 4 thématiques :
– du pictorialisme à la construction
– l’épiphanie et la vision
– le cinéma
– un artiste aux aguets

Après une brève présentation, pour plus d’informations sur « l’artiste », je vous invite à voir le site internet du musée. Une exposition faîtes deux fois pour être certaine de mon avis. J’ai détesté. J’ai l’impression que l’on s’est foutu de moi en me disant que c’est novateur de voir en gros plan une feuille de papier roulé ou un gamin entrain d’uriner dans une bassine en gros plan, sans tête. Alors peut-être novateur au Mexique, surement. Mais des novateurs à la même époque qui font la même chose et dans le monde, il y en a foule. Pour moi, ici, aucun intérêt. En 15 minutes, j’ai eu le temps de tout lire, et j’ai même lu le document de présentation, qui a coup de formules alambiquées appel au chef d’oeuvre. De l’ennui, de l’ennui et de la colère car j’ai l’impression que l’on s’est moqué de moi. C’est fini, alors la bonne nouvelle c’est que bientôt une nouvelle expo.

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El color (La Couleur)
1966

Site officiel : www.jeudepaume.org