Culottées – Tome 2 – Pénélope Bagieu

Pénélope l’avait dit. Elle reviendrait avec un album pour nous parler de ces femmes qui en ont dans la culotte. Ce n’est pas pour rien qu’elles sont (burnées) culottées. Parce des femmes qui se sont battues pour l’égalité, le respect et la tolérance, ce n’est pas ce qui manque. Mais étrangement, on oublie souvent de parler d’elles. Alors si on apprenait à les connaître ?

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Joséphine – Pénélope Bagieu

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Joséphine a « la trentaine », comme elle dit pudiquement. Elle n’est pas mariée, n’a pas d’enfant, mais elle a un chat. Elle est blonde et menue, mais s’épaissit sensiblement au niveau des hanches. Elle travaille dans un bureau, avec plein de gens qui ne connaissent pas son nom, et un macho abject dont elle ne parvient pas à clouer le bec. Elle a aussi une sœur qui est mariée, et a des enfants blonds, souriants et polis plein sa grande maison.
Elle a des parents qui n’habitent pas la même ville mais qui réussissent à l’envahir et à la culpabiliser par téléphone. Elle a des copines mais aucune n’arrive à la cheville de Rose, sa meilleure amie, solidaire de ses misères quotidiennes. Elle est terriblement fleur bleue et ne désespère pas de rencontrer l’homme idéal, ce à quoi elle s’emploie activement (bars, salles de gym, clubs d’œnologie, Meetic…). En attendant, elle pleure devant les films à l’eau de rose.Joséphine a des tas de malheurs dont elle est bien souvent à l’origine : elle est maladroite, ne gère pas très bien ses relations professionnelles, peine à se faire entendre, fait des gaffes assez embarrassantes, et enchaîne les faux-pas dans sa vie amoureuse. Elle est en quelque sorte l’artisan de son propre malheur, mais veille à ne surtout jamais tirer de leçons de ce qui lui tombe dessus.

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Vous l’aurez compris en regardant la couverture, Joséphine est une bande dessinée pour les filles, celles proches de la trentaine et qui cherchent l’amour. Bien entendu, si vous n’êtes pas dans ces critères, mesdemoiselles certaines expériences vont forcément vous rappeler quelques choses, alors tentez de vous faire sourire, tentez Pénélope Bagieu.

Pénélope Bagieu a commencé tout doucement sur la toile en racontant sa vie tout à fait passionnante et maintenant il est difficile de passer à côté de cette artiste complète qui est arrivée à faire sa place. L’éditeur Jean-Claude Gawsewitch a cru en son talent et lui a donné la chance de faire sa première bd avec Joséphine, personnage crée pour le magazine Fémina. Car Joséphine, c’est un peu toutes les femmes qui sont devenues tout autre quand la quête de l’amour se fait. Il ni a pas d’âge pour revenir à l’âge mentale de 16 ans avec les boutons. Et que dire de son certain naturel à être un peu maladroite et tête en l’air, qui ne l’est pas un peu.

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Bref, j’ai adoré ce côté frais et naturelle de cette Joséphine qui me prête à rire et à sourire de ses mésaventures et de ces espoirs. Elle en a marre d’être toute seule et d’être jugé d’une part par sa famille et par ces amis. L’Amour, elle le cherche partout et parfois elle le rencontre, mais ce n’est jamais le bon et le vrai. Alors quand la déception arrive, par chance le chocolat, la glace et le vin sont là pour compenser. Le montage avec une histoire par page donne une grande dynamique à la lecture avec des dessins tout en rondeur très sympathique, des couleurs douces et du texte qui fait mouche.

Pénélope Bagieu s’est trouvée une plume car les lectrices sont au rendez-vous. Joséphine a conquise tellement de femmes que l’on peut de nouveau l’a rencontrer dans deux autres tomes. En tout cas, une certitude passer un bon moment de lecture que l’on a envie de partager avec une bonne copine et pourquoi pas autour d’un bon verre de vin.

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